VIDEO. Loyers : « Je me suis mal exprimé », s’excuse Benjamin Griveaux après la polémique sur son salaire

LOYER Lors d’une interview vidéo accordée à la plateforme « Brut », le porte-parole du gouvernement avait expliqué que son salaire de 7.900 euros ne lui permettait pas de devenir propriétaire à Paris…

20 Minutes avec AFP

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Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, a suscité la polémique en déclarant que son salaire ne lui permettait pas de devenir propriétaire à Paris.
Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, a suscité la polémique en déclarant que son salaire ne lui permettait pas de devenir propriétaire à Paris. — Thomas SAMSON / AFP

« Je me suis mal exprimé. Je m’en excuse. » Quatre jours après la publication d’une vidéo dans laquelle le porte-parole du gouvernement expliquait ne pas avoir les moyens d’acheter un appartement à Paris, Benjamin Griveaux a fait acte de contrition. Invité sur CNews et Europe 1, il s’est excusé dimanche pour s’être « mal exprimé » sur son salaire en pleine crise des «gilets jaunes», trouvant « plutôt drôle » les cagnottes lancées ironiquement pour lui acheter un appartement à Paris.

Il avait soulevé la polémique en disant mercredi, sur la plateforme vidéo Brut, que son salaire mensuel de 7.900 euros net ne lui permettait pas de devenir propriétaire à Paris en raison de prix prohibitifs. « Ce n’est pas un avantage financier d’être élu », avait-il affirmé, déplorant ses revenus divisés "par trois" depuis sa prise de fonction au gouvernement.

« Je gagne très bien ma vie »

« J’ai dit que c’était un choix personnel de ne pas être propriétaire. Je gagne très bien ma vie et je ne me plaindrai jamais », a-t-il tenu à préciser. « J’évoquais le fait que Paris a perdu 60.000 habitants en cinq ans. On a perdu le 5e arrondissement. Pourquoi ? Parce que les gens n’ont plus les moyens de payer un loyer à Paris ou de devenir propriétaire. »

Il a souligné que, depuis son arrivée dans la capitale, « il y a 25 ans, les prix ont été multipliés par quatre ou cinq selon les quartiers. Les salaires n’ont pas fait "fois quatre ou fois cinq" », a-t-il dit. Scandalisés par ces propos mercredi, des particuliers ont lancé des cagnottes. L’une d’elles, destinée à lui « trouver un toit », a recueilli environ 20 euros.

« J’ai trouvé ça plutôt drôle parce qu’il faut savoir se moquer de soi-même quand on fait de la politique, sinon il vaut mieux changer de métier », a-t-il commenté avec le sourire. Il a appelé les initiateurs de ces cagnottes à verser l’argent à la Fondation de France.