VIDEO. Explosion à Paris: Mairie, assureurs... Que font-ils pour les sinistrés?

LOGEMENT Après l’explosion survenue samedi rue de Trévise, plusieurs familles ne peuvent pas retourner dans leurs logements, leurs immeubles risquant de s’effondrer…

Marie de Fournas

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Un véhicule retourné par l'explosion qui a eu lieu rue de Trévise, dans le 9e arrondissement de Paris, le 12 janvier 2019.
Un véhicule retourné par l'explosion qui a eu lieu rue de Trévise, dans le 9e arrondissement de Paris, le 12 janvier 2019. — Thomas SAMSON/AFP
  • Neuf bâtiments dont six immeubles d’habitations ne sont toujours pas accessibles car ils risquent de s’effondrer. 80 familles ne peuvent pas regagner leur logement.
  • Les assureurs dans un premier temps, puis la mairie de Paris et l’Etat doivent prendre en charge les sinistrés.

Mesures exceptionnelles. Selon un arrêté signé mercredi par la maire de Paris, neuf bâtiments de la rue de Trévise et de la rue Sainte-Cécile ont été déclarés inhabitables. En raison des dégâts causés par l’explosion qui a fait quatre morts et 66 blessés, samedi, ces derniers risquent de s’effondrer. « Pour être précis, il y a six immeubles, dont trois hôtels, où il y a un risque d’effondrement et trois autres immeubles d’habitation où il y a un risque si les six premiers s’effondrent », indique à 20 Minutes Ian Brossat, adjoint d’Anne Hidalgo en charge du logement.

Six immeubles d’habitation inaccessibles, soit « 80 familles qui ne peuvent pas regagner leur logement », indique l’adjoint. Et pour une durée indéterminée. « A partir de mardi prochain, au 6, rue de Trévise, là où se trouve l’immeuble le plus impacté, des travaux de consolidation vont démarrer. Mais on ne sait pas encore s’ils vont permettre de maintenir l’immeuble. On ne peut donc pas s’avancer sur les délais », concède Ian Brossat.

Les assureurs prennent en charge les sinistrés pendant 2 mois

En attendant des mesures exceptionnelles de relogement des familles sont prévues et vont se dérouler en deux temps. D’abord les habitants vont être pris en charge par leurs assureurs au-delà du temps réglementaire. Selon un communiqué de la Fédération française de l’assurance publié mercredi, ces derniers vont « prendre en charge les frais de relogement de leurs assurés dont le logement est aujourd’hui inhabitable ou inaccessible, pendant une durée minimale de deux mois sur justificatif, quelles que soient les garanties prévues dans leur contrat ».

« Après le 31 mars, ce sont la Ville de Paris et l’Etat qui vont se charger de trouver des solutions adaptées et sur mesure pour chaque famille, explique Ian Brossat. Il existe des mesures exceptionnelles pour les victimes de catastrophe. Il s’agit du "relogement de droit", qui donne la priorité à ces personnes. » Des logements sociaux seront trouvés pour les personnes qui ne dépassent pas le plafond de ressource. Pour les autres, des logements seront trouvés dans le parc privé avec qui la mairie assure déjà travailler régulièrement.

Une avance immédiate

Les assureurs vont aussi « verser une avance immédiate aux assurés pour faire face à leurs besoins urgents ». Ils s’engagent à « accepter les déclarations de sinistre et de dommage au-delà des délais contractuels » en précisant qu’ils feront preuve de « compréhension » quant « aux moyens d’attester des dommages ». « Les déclarations pourront être faites par tout moyen : téléphone, internet, lettre simple, etc. »