Paris: Comment trier ses déchets est devenu plus simple dans la capitale, la Seine-Saint-Denis et l’Essonne

RECYCLAGE Depuis le 1er janvier, les consignes de tri concernant les déchets recyclables se sont simplifiées à Paris, en Seine-Saint-Denis et dans l'Essonne…

Marie de Fournas

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Poubelles jaunes tri selectif le 17 10 2005
Poubelles jaunes tri selectif le 17 10 2005 — G . VARELA / 20 MINUTES
  • Depuis le 1er janvier 2019 tous les emballages vont, en vrac et bien vidé, dans le bac jaune.
  • Selon un spécialiste du recyclage des emballages ménagers, en 2017, un Français a trié en moyenne sur l’année 17,6 kg d’emballages légers. Ce chiffre chute à 9,79 kg dans la capitale.
  • Si vous n'avez pas de poubelle jaune, des Trilib' vont arriver dans votre quartier.

Le pot de yaourt et le sac plastique à la poubelle jaune. A Paris, en Seine-Saint-Denis et en Essonne, les règles de tri des déchets ménagers changent et se simplifient. Avant, seuls les bouteilles et flacons en plastique pouvaient être jetés dans le bac jaune avec les emballages en métal, papier et carton. A présent TOUS (oui, TOUS) les emballages vont dans cette même poubelle.

Quelques exemples : les sacs plastiques, les bouchons de bouteilles, les pots de yaourt, les sachets, les boîtes, les barquettes, les films plastiques, les tubes de produits cosmétiques, le polystyrène, les gourdes de compote, les capsules de café, les plaquettes de médicaments (vides), les paquets de chips, les sachets de surgelés, les couvercles de bocaux, les capsules de bouteilles, le papier aluminium, les facturettes, les enveloppes, les sacs en papier ou encore les magazines…

Quel déchet pour quelle poubelle?
Quel déchet pour quelle poubelle? - Mairie de Paris

Vides et jetés en vrac

Ces emballages n’ont pas besoin d’être lavés, en revanche, ils doivent être vides et surtout, jetés en vrac. En effet, s’il est désormais possible de mettre tous les emballages dans la même poubelle, c’est parce que les centres de tri se sont modernisés, notamment avec des capteurs optiques capables de reconnaître les matières des déchets et réaliser le tri final à votre place. Impossible pour eux d’analyser correctement le déchet s’il est plein, emboîté ou dans un sac.

« On a adopté cette extension des consignes de tri pour que les gens arrêtent de se poser des questions, hésitent et finissent, dans le doute, par mettre le déchet dans le bac vert », explique Paul Simondon, adjoint chargé de la propreté à la mairie de Paris. Car aujourd’hui Paris, comme beaucoup de grandes villes urbaines, ne figure pas parmi les meilleurs élèves. Selon les chiffres de Citeo, spécialiste du recyclage des emballages ménagers, en 2017, un Français a trié en moyenne sur l’année 17,6 kg d’emballages légers. Ce chiffre chute à 9,79 kg dans la capitale.

Arrivée de « Trilib' » à Paris

L’objectif est donc de simplifier le geste pour le rendre automatique et accessible au plus grand nombre. « On voit bien que lorsqu’on met des bacs à textile dans la rue ou que l’on propose des compostes collectifs dans les immeubles, les gens s’en saisissent », indique Paul Simondon. Quinze millions de Français ont déjà vu leur département l’adopter cette extension des consignes de tri. « Les résultats sont très probants, se félicite Jean Hornain, directeur général de Citeo qui finance en partie le programme. Dans certains endroits où la communication a été bien faite, on a des taux de collecte qui ont augmenté de 20 % en un an. » L’entreprise annonce que le programme devrait s’étendre à toute la France d’ici 2022.

Trilib', les poubelles jaunes de rue.
Trilib', les poubelles jaunes de rue. - Citeo

Pour ceux qui n’ont pas de poubelle jaune dans leur appartement ou leur immeuble par manque de place, la mairie de Paris prévoit l’installation de stations « Trilib' » : des grosses poubelles jaunes de rue. « Une quarantaine avait été installée dans les 2, 13, 18 et 19e arrondissements et depuis un an, chaque mois, environ deux tonnes de déchets ont été déposés dans chacune d’entre elles », indique Jean Hornain. Mille Trilib’ devraient voir le jour dans les différents quartiers de la capitale d’ici fin 2019.