Val-de-Marne: Un détenu réussit à s’évader de la prison de Fresnes malgré les tirs des surveillants

VAL-DE-MARNE Un détenu de la prison de Fresnes est parvenu à s’évader ce dimanche après-midi…

M.F avec AFP

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Le mur de la prison de Fresnes (photo d'illustration).
Le mur de la prison de Fresnes (photo d'illustration). — N. Messyasz / SIPA

Les tirs ne l’ont pas arrêté. Un détenu de la prison de Fresnes dans le Val-de-Marne a réussi à s’évader. Les faits se sont déroulés vers 16h40 ce dimanche. Malgré les tirs d’un surveillant depuis le mirador, le prisonnier est parvenu à passer par-dessus le dernier mur de l’enceinte du centre pénitentiaire.

Le détenu, qui a pu se blesser aux mains en franchissant des barbelés du mur de l’enceinte, était en prison pour des vols avec effraction, a indiqué le syndicat SNP-FO.

L’homme toujours recherché

Ce détenu de 29 ans était classé DPS, pour détenu particulièrement surveillé après s'être déjà enfui pendant son procès en décembre 2016 à Créteil, selon une source proche du dossier. Libérable en 2026, cet homme était par ailleurs soupçonné dans une autre affaire: il devait prochainement comparaître pour extorsion, vol et recel en bande organisée, selon la même source. L’administration pénitentiaire a précisé que les dispositifs de recherche étaient en cours.

Cet événement démontre l'«urgence» de la restructuration de l'établissement pénitentiaire de Fresnes, qui est «actée», a réagi Frédéric Godet de l'UFAP-UNSA, qui a souligné le «professionnalisme des agents» dimanche après-midi. En août, une enquête avait été ouverte après le survol par deux drones de cette prison, l’une des plus grandes de France, qui compte quelque 2.500 détenus.

Polémique sur la sécurité dans les prisons

En juillet dernier, le braqueur récidiviste Redoine Faïd s’était évadé de la prison de Réau (Seine-et-Marne), lors d’une opération spectaculaire au cours de laquelle un hélicoptère s’était posé dans la cour d’honneur. Après trois mois de cavale, Faïd avait été arrêté le 3 octobre 2018 dans un appartement de Creil (Oise).

Son évasion avait suscité une polémique sur la sécurité dans les prisons et entraîné une réorganisation des services de l’administration pénitentiaire, jugée «insuffisamment réactive» lors de cet épisode.