Ils rament en sens inverse pour le RER A

Alexandre Sulzer et Magali Gruet - ©2008 20 minutes

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La RATP n'est pas sur la même longueur de rail que le Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif). L'entreprise publique a finalisé vendredi sa proposition d'achat de trente nouvelles rames de RER A pour 600 millions d'euros. Un projet qui fait suite aux appels de Nicolas Sarkozy en mai pour améliorer l'offre sur la ligne la plus fréquentée d'Europe. Pierre Mongin, président de la RATP, souhaite remplacer une partie des rames à un étage qui peuvent accueillir 1 682 passagers par des rames à deux étages avec une capacité de 2 540 personnes. De quoi résoudre en partie le problème de la saturation, selon lui. Il proposera au Syndicat des transports d'Ile-de-France d'en financer la moitié.

Mais pour le Stif, la priorité serait davantage de remplacer une plus vieille famille de rames à un étage, qui date de 1961 et arrive en fin de vie. Et dont les défaillances techniques s'accumulent. « Pour des raisons politiques, la RATP confond urgence et précipitation », regrette un élu du Stif, pas convaincu. Pour Jean-Paul Huchon, président PS de la région, il faut s'interroger sur la responsabilité de ces rames « dans les causes d'irrégularités liées au matériel roulant ainsi que leur contribution à l'émission de particules ».