CDG express: Valérie Pécresse demande la suspension des travaux au profit des transports en commun

TRANSPORTS Cette voie express doit relier la gare de l’Est au cœur de Paris à l’aéroport Charles-de-Gaulle en 20 minutes…

20 Minutes avec AFP

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Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, le 28 novembre 2018.
Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, le 28 novembre 2018. — SIPA

Le chantier du train express vers l’aéroport Charles-de-Gaulle à nouveau remis en question. Ile-de-France Mobilités, l’ex-syndicat de transports d’Ile-de-France, a demandé ce mercredi à l’Etat de suspendre les travaux du futur train rapide CDG Express au profit d’une modernisation de lignes actuelles comme le RER B. Le CDG Express doit relier Paris à l’aéroport de Roissy en 20 minutes.

Le CDG Express doit relier à partir du 1er janvier 2024 la Gare de l’Est, dans le centre de Paris, au terminal 2 de l’aéroport de Roissy. Le trajet, long de 32 kilomètres, doit durer vingt minutes et coûter 24 euros. Le nouveau train direct sera en concurrence avec ce RER B, bien moins cher mais long et souvent bondé, ainsi qu’avec la ligne 17 du futur métro du Grand Paris à partir de 2030.

Un impact sur les 900.000 voyageurs du RER B

L’autorité régionale des transports, présidée par Valérie Pécresse (LR), souhaite obtenir des « garanties sur l’absence d’impact sur les voyageurs du quotidien, notamment du RER B », qui relie le sud de la banlieue au Nord en passant par la capitale, selon un communiqué transmis après le vote en conseil prévu ce mercredi.

« Même si les bénéfices du CDG Express pour l’attractivité de notre région sont réels, les travaux générés par ce projet dans son calendrier actuel pourraient durablement détériorer la vie quotidienne de millions de Français », s’inquiète la présidente de région, estimant que « les 900.000 voyageurs du RER B sont prioritaires ». Pour Valérie Pécresse et les élus du conseil d’IDF Mobilités, « la priorité absolue (…) doit être la fiabilisation et la modernisation des lignes de train et de RER ».

En outre, conformément à ce que la présidente de région avait annoncé dès dimanche, le conseil a voté un maintien du prix de l’abonnement du pass Navigo, qui permet de prendre les transports en commun en région parisienne, à 75,20 euros en 2019.