VIDEO. «Gilets jaunes» à Paris: La mairie demande des «propositions plus convaincantes» au gouvernement avant samedi

MOBILISATION Selon l’adjoint d’Anne Hidalgo, la préfecture a tiré des enseignements après « l’échec » face aux violences lors de l’acte 3 des manifestations des « gilets jaunes » samedi…

20 Minutes avec AFP

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Emmanuel Gregoire, le 19 septembre 2018 à Paris.
Emmanuel Gregoire, le 19 septembre 2018 à Paris. — SIPA

La ville de Paris anticipe les violences. Le premier adjoint PS à la mairie de Paris Emmanuel Grégoire a appelé ce jeudi le gouvernement à faire des « propositions plus convaincantes » pour tenter d’éviter une explosion de violence samedi en marge des manifestations des « gilets jaunes ».

Emmanuel Grégoire a exprimé sur RTL son « inquiétude car on voit bien que la crise n’est pas dénouée, les annonces du Premier ministre n’ont pas suffi ». « Il nous paraît urgentissime que le gouvernement accompagne mieux, dans le dialogue, avec des propositions plus convaincantes auprès des "gilets jaunes"», pour « désamorcer cette crise d’ici samedi ».

Leçon retenue après l’échec de samedi

Avant cette mobilisation à hauts risques dans la capitale, la maire Anne Hidalgo sera reçue avec les maires d’arrondissement par le préfet de police ce jeudi « en fin de journée » pour faire le point sur le dispositif de sécurité. Selon Emmanuel Grégoire, la préfecture de police a « tiré l’enseignement de l’échec de la semaine dernière, avec un périmètre sécurisé qui a consommé beaucoup de forces sans beaucoup d’efficacité, et (la nécessité) de s’adapter à la mobilité des groupes d’activistes et de casseurs ».

« Mais notre sentiment c’est que ce n’est pas par l’ordre public que nous pouvons répondre à cette crise, politique, sociale, de demande de pouvoir d’achat. Il faut que le gouvernement y réponde, les annonces ne suffisent pas, il faut aller au-delà et le président de la République à mon sens doit être amené à se prononcer lui-même car c’est lui qui est interpellé, il est le seul qui peut répondre aux aspirations de ce mouvement social », a ajouté le premier adjoint.

Crainte pour les manifestants pour le climat

Il a par ailleurs fait part sa crainte pour la marche pour le climat, une manifestation « militante et très familiale », également prévue pour samedi à Paris. Il craint qu'elle soit « infiltrée par des casseurs », et a ainsi appelé ses organisateurs à la « vigilance et à réétudier leur position si la tension sociale ne diminue pas d’ici samedi ».

Anne Hidalgo avait pour sa part mercredi dit ne pas vouloir « que l’on interdise les manifestations », invitant le ministre de l’Intérieur à « mettre en place des dispositifs de sécurité en conséquence ».