VIDEO. «Gilets jaunes»: François Ruffin appelle Paris à soutenir le mouvement

MOBILISATION Le député de la Somme a pris la parole lors d’un rassemblement organisé par le collectif « La fête à Macron » ce jeudi soir place de la République…

Romain Lescurieux

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François Ruffin, place de la République ce jeudi soir
François Ruffin, place de la République ce jeudi soir — R.LESCURIEUX / 20Minutes

Le député La France insoumise (LFI) François Ruffin a participé à un rassemblement organisé par le collectif « La fête à Macron » ce jeudi soir place de la République. « Si on veut un vrai mouvement national, il faut aussi que Paris se réveille, il faut que Paris […] se souvienne qu’il est le Paris révolutionnaire de 1789, de 1936, de 1945 et de mai 1968 », avait-il prévenu dans la journée. Et il a poursuivi dans cette voie.

« On ne demande pas aux gens qui sont ici de revêtir un "gilet jaune" »

Devant plus d’une centaine de personnes, il a évoqué les rassemblements de Nuit Debout et le mouvement des « gilets jaunes » « qui ne passe pas à Paris » et a invité à trouver des moyens d’action pour « lutter contre Macron et sa politique ». « Tant que nous sommes dans l’inaction, nous sommes avec le gouvernement », a-t-il précisé.

« Il faut des forces qui surgissent pour soutenir les “gilets jaunes” qui tiennent les ronds-points. On ne demande pas aux gens qui sont ici de revêtir un gilet jaune, mais de trouver des manières de lutter conformes à chacun […] et à Paris nous sommes à côté des lieux de pouvoir », a-t-il poursuivi.

François Ruffin a notamment invité à faire partir un cortège samedi pour rejoindre les « gilets jaunes » sur les Champs-Elysées. Dans la foule, Parisiens, Franciliens, ont également appelé à soutenir et faire durer ce mouvement.

« Il faut bloquer les lieux de pouvoir et de richesses »

« Oui, Paris et ses banlieues doivent y aller, se mobiliser samedi. Il faut bloquer les lieux de pouvoir et de richesses », estime une femme du Val-de-Marne, à la recherche d’un emploi. De son côté, un cheminot évoque la grève générale. « A l’image du mouvement des “gilets jaunes”, il faut construire une bataille tous ensemble. Nous sommes dans une situation convulsive », affirme-t-il. Et d’ajouter : « La colère n’est pas jaune, elle est de toutes nos misères ».