La distribution se met aux services à la personne

Alexandre Sulzer - ©2008 20 minutes

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Après les banques et les assureurs, c'est au tour de la grande distribution de se lancer dans le secteur des services à la personne. Monoprix propose à partir d'aujourd'hui dans toute l'Ile-de-France, ainsi que dans quelques villes de province, de passer par son enseigne pour profiter d'heures de repassage, de jardinage, d'assistance informatique ou de baby-sitting à domicile.

« Nous étions jusqu'alors distributeur de biens, nous devenons également distri- buteur de services », s'enorgueillit la société, qui a noué un partenariat avec neuf prestataires de services. Monoprix touchera ensuite de 6 % à 15 % du chiffre d'affaires dégagé par ces sociétés. « C'est une tendance de fond et pas un phénomène de mode », décrypte Bruno Arbouet, directeur général de l'Agence nationale des services à la personne, qui rappelle que La Poste et Carrefour s'y sont mis en 2006, et Auchan en 2008. « On trouve en milieu urbain plus de foyers monoparentaux, plus de couples composés de deux personnes qui travaillent et des revenus plus élevés que la moyenne. Bref, une population demandeuse de services », poursuit-il. Et qui ressemble justement à la clientèle active de Monoprix. Les services se révèlent donc une « offre complémentaire logique » pour les distributeurs. « D'ailleurs, la promotion du soutien scolaire se fera dans le rayon des fournitures d'école », explique-t-on chez Monoprix. Prochaine étape dans les linéaires, selon Bruno Arbouet, la location d'aspirateur ou de tondeuse à gazon « sur le modèle du Vélib' ».