Paris: La RATP toujours au plus près de ses athlètes de haut niveau

HANDISPORT Kévin Dourbecker, 29 ans, pongiste handisport, est le dernier arrivé au sein du dispositif Athlètes de Haut Niveau RATP…

Romain Lescurieux
— 
Logo la RATP. (Illustration)
Logo la RATP. (Illustration) — V. WARTNER / 20 MINUTES

Il rentre tout juste des championnats du monde en Slovénie, et est à la veille de son premier examen pour devenir conducteur de métro. Concentré pour cette prochaine épreuve, Kévin Dourbecker, 29 ans, pongiste handisport, est le dernier arrivé au sein du dispositif Athlètes de Haut Niveau RATP.

« Avoir du temps pour m’entraîner »

« Avant je travaillais dans une mairie et ce n’était pas évident de concilier ma vie professionnelle et mon projet sportif. Ma fédération m’a ensuite mis en relation avec la RATP qui me permet d’avoir du temps pour m’entraîner, préparer les compétitions et être le plus performant possible », explique-t-il.

Né à Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne), Kévin Dourbecker pratique le tennis de table depuis l’âge de 12 ans. Atteint depuis sa naissance d’un handicap physique au niveau des membres inférieurs, il a intégré le monde handisport à 16 ans et obtenu sa première sélection en Equipe de France deux ans plus tard pour les Championnats d’Europe 2007 où il décroche une médaille de bronze. Il a participé aux Jeux de Londres et Rio où il a atteint à chaque fois, les huitièmes de finale. Désormais, il vise notamment le podium au Japon en 2020. « Je m’entraîne tous les jours, plus les compétitions pour les qualifications. Ça représente 15 heures par semaine », analyse-t-il.

« Ce dispositif de la RATP a été mis en place en 1982. L’idée est de faciliter le projet professionnel pour les athlètes de haut niveau. On en accompagne dix, tout en faisant du sur-mesure avec », commente Nicolas Martin, en charge des partenariats sportifs à la RATP. « Quand Kevin aura réussi ses tests de recrutement, il travaillera 50 % de l’année. On lui met tous les outils à disposition mais c’est à lui de construire son projet. Mais mieux l’athlète sera dans sa tête, professionnellement, plus il réalisera des performances », précise-t-il. Et ce, pour viser à long terme, le meilleur résultat possible aux Jeux paralympiques de 2024, à Paris.

« Ça crée une vraie émulation au niveau interne »

« C’est une chance d’avoir les jeux en France, à Paris, d’autant plus que j’habite à Romainville », se réjouit Kévin Dourbecker. « C’est fabuleux, la famille, les amis pourront venir. Et les collègues », ajoute-t-il. « Ça crée une vraie émulation au niveau interne. Il y a un sentiment de fierté de la part des salariés de l’entreprise d’avoir leur collègue qui s’entraîne pour des championnats du monde ou des Jeux olympiques et paralympiques », affirme Kévin Dourbecker.

Certains sportifs ont marqué l’histoire de ce dispositif. Gautier Simounet est manager sur le RER  A. Ancien athlète guide handisport - lui-même est valide - il a intégré le dispositif en 2011. Il en est sorti récemment à la fin de sa carrière sportive. Point d’orgue de celle-ci : une médaille d’or aux Jeux paralympiques de Londres en 2012.