Diffusion de vidéos d'un homme empalé: Les parents de la victime portent plainte

SOCIETE Ils ont porté plainte pour « atteinte à l’intimité de la vie privée », après la diffusion de vidéos devenues virales montrant son agonie…

20 Minutes avec AFP

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Illustration de la balance de Thémis, symbole de la Justice. (Illustration)
Illustration de la balance de Thémis, symbole de la Justice. (Illustration) — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Chacun de leur côté, ils ont déposé plainte. La mère et le père d’un homme filmé empalé sur un poteau de trottoir ont porté plainte lundi auprès du parquet de Nanterre notamment pour « atteinte à l’intimité de la vie privée ». Ces plaintes interviennent après celle du procureur de la République de Nanterre qui avait déjà ouvert mercredi une enquête pour « diffusion de messages violents » et « atteinte à la vie privée, sous réserve de la plainte des ayants droit ». En effet, deux vidéos montrant son agonie sont devenues virales sur les réseaux sociaux.

« Atteinte intolérable à l’intimité de la vie privée »

Sur l’une des deux vidéos, on voit le jeune homme en train de chuter d’un immeuble du 17e arrondissement sur un potelet de trottoir. Sur la seconde, on aperçoit le même homme alors qu’il était au bloc opératoire de l’hôpital Beaujon de Clichy (Hauts-de-Seine). « La captation de cette scène, dans un lieu privé dont l’accès est réglementé au sein de l’hôpital Beaujon, à Clichy, constitue une atteinte intolérable à l'intimité de la vie privée de celui qui était, à cet instant, encore en réanimation », estime dans un communiqué à l’AFP l’avocat du père, Me Tewfik Bouzenoune. L’enquête « permettra de déterminer l’identité de ceux qui ont capté cette vidéo, ainsi que de ceux qui l’ont diffusée, notamment sur les réseaux sociaux ».

L’AP-HP, qui a diligenté une enquête interne, avait confirmé la semaine dernière qu’une vidéo avait été tournée dans l’hôpital où le patient a été amené par les pompiers. On peut entendre l’auteur de cette vidéo s’exclamer : « Oh misère ! Oh la vache ! Oh putain ! Ah ! Mais quelle horreur ! Quelle horreur », avant d’ajouter en ricanant : « C’est bon, il est sauvé, du coup ! »

« Des images traumatisantes et qui n’ont aucun effet pédagogique »

La mère avait pour sa part déjà porté plainte lundi dernier au commissariat du 17e arrondissement et va la transmettre ce lundi au parquet de Paris, a indiqué son avocate Fanny Colin. « Ces images sont inacceptables, non seulement parce qu’elles sont très violentes ou traumatisantes, mais surtout parce qu’elles n’ont aucun effet pédagogique, informatif ou préventif », a-t-elle dénoncé.

Le parquet de Paris a confié le 3 octobre à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices, une enquête pour « violation du secret professionnel ».