Marie-Noëlle Lienemann quitte le PS, devenu «un canard sans tête»

DEPART Figure de l'aile gauche du PS, Marie-Noëlle Lienemann va « créer un nouveau parti qui fera vivre la flamme du socialisme historique plutôt que d’être le gardien des cendres » avec Emmanuel Maurel...

20 Minutes avec AFP

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La sénatrice Marie-Noëlle Lienemann quitte le PS
La sénatrice Marie-Noëlle Lienemann quitte le PS — XAVIER LEOTY / AFP

La sénatrice Marie-Noëlle Lienemann quitte le Parti socialiste, devenu selon elle « un canard sans tête », pour un nouveau parti qui sera lancé en 2019, a-t-elle annoncé dans un entretien avec le JDD ce samedi.

L’ancienne députée européenne dit ne pas envisager que l’élection européenne de mai puisse faire rebondir le PS. « Olivier Faure n’en prend pas le chemin. Le PS est devenu un canard sans tête », estime-t-elle.

Faire «vivre la flamme du socialisme historique»

Figure de l’aile gauche du PS, Marie-Noëlle Lienemann, animait le courant L’Union et l’espoir avec le député européen Emmanuel Maurel, qui a également annoncé son départ du parti vendredi.

Les deux anciens socialistes vont « créer un nouveau parti qui fera vivre la flamme du socialisme historique plutôt que d’être le gardien des cendres », formation à laquelle ils travaillent avec le Mouvement républicain et citoyen (MRC).

Les deux élus comptent « participer à une dynamique de convergences avec la France insoumise, à un nouveau Front populaire », précise-t-elle.

Un rapprochement avec Mélenchon ?

« Ce n’est pas un regroupement d’appareil mais une dynamique plus large ; bien sûr, Yannick Jadot, Benoît Hamon y ont toute leur place », ajoute-t-elle.

« Jean-Luc Mélenchon a dit que la France insoumise était disponible pour rediscuter du programme. Faisons-le ! », ajoute l’ancienne élue de l’Essonne, qui animait la Gauche socialiste avec Julien Dray et Jean-Luc Mélenchon au début des années 1990.

Marie-Noëlle Lienemann affirme qu’Emmanuel Macron « mène une politique de droite » et que « l’extrême droite est à nos portes. Il faut construire une alternative à gauche ».

L’ancienne ministre du Logement rappelle qu’en 1972, le programme commun avec le PCF, « loin d’avoir fait disparaître le socialisme (…) a permis de conquérir ensemble le pouvoir en 1981. »