Les élus de Seine-Saint-Denis reçus par le Premier ministre pour réclamer «l'égalité républicaine»

DIFFICULTES Un rapport rendu en mai par deux députés a pointé du doigt les inégalités de traitement de ce département en difficulté...

20 Minutes avec AFP
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Le lycée Suger à Saint-Denis (image d'illustration).
Le lycée Suger à Saint-Denis (image d'illustration). — GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Les élus de Seine-Saint-Denis viennent rencontrer le Premier ministre ce mercredi. La démarche est rare et significative : ils réclament l’égalité de leur territoire avec les autres départements d’ Ile-de-France après un rapport parlementaire accablant pointant les inégalités de traitement à l’égard du département.

Ils sont dix-huit députés et sénateurs, de tous bords politiques. Les élus de Seine-Saint-Denis doivent être reçus par Edouard Philippe à 13 heures à Matignon, ont-ils expliqué à l’AFP. Dans un rapport rendu en mai dernier, les députés François Cornut-Gentille (LR) et Rodrigue Kokouendo (LREM) font un constat affligeant : la Seine-Saint-Denis, qui cumule les difficultés, reste sous-dotée comparée à d’autres territoires, avec notamment des fonctionnaires moins nombreux et moins expérimentés qu’ailleurs.

Un département (pas) comme les autres

Face à ce « scandale », les parlementaires réclameront mercredi un « plan de rattrapage », explique à l’AFP la députée LFI Clémentine Autain. « Maintenant qu’on a ce rapport sous les yeux », il y a deux options, explique-t-elle : « soit il va prendre la poussière sur une étagère comme d’autres rapports sur la Seine-Saint-Denis, soit on a enfin un gouvernement qui prend des mesures pour modifier cette trajectoire historique inadmissible ».

« Des efforts ont été faits dans le passé, mais c’est tellement loin des besoins pour que ce département devienne un département comme les autres », ajoute Philippe Dallier, sénateur LR, qui avait écrit au Premier ministre après la publication du rapport. Il prend l’exemple de la récente mise en place de la Police de sécurité du quotidien (PSQ) : « il y a 23 policiers de plus en Seine-Saint-Denis, ce n’est pas à l’échelle de nos problèmes », dans ce département qui compte plus de 1,5 million d’habitants.

« On ne fait pas la manche »

Les parlementaires demanderont également un « comité de suivi » des actions que le gouvernement entend prendre. « On ne fait pas la manche, on demande d’arriver à une situation d’égalité avec les autres départements », souligne encore Clémentine Autain. La députée avait appelé, après la publication du rapport, à une mobilisation pour « l’égalité républicaine pour la Seine-Saint-Denis ».

A la suite de cet appel, signé par quinze parlementaires du département, un après-midi de débat autour de cette question doit avoir lieu le 5 octobre à Bobigny, avec des élus et des « forces vives » du département.