VIDEO. Journées du patrimoine: Disneyland Paris fait découvrir ses métiers d'art et ouvre ses lieux uniques au public

PATRIMOINE Un savoir-faire à la française et des techniques ancestrales permettent de préserver le patrimoine de Disneyland depuis vingt-cinq ans…

A.Ba

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Château de la belle au bois dormant à Disneyland Paris - Illustration.
Château de la belle au bois dormant à Disneyland Paris - Illustration. — SOLAL/SIPA
  • La 35e édition des Journées européennes du patrimoine a lieu samedi et dimanche partout en France. Quelque 17.000 monuments ouvriront leurs portes au public.
  • Pour la première fois, les artisans d’art rattachés à Disneyland Paris ouvrent leurs ateliers au public, alors que le patrimoine de Disneyland vient de fêter ses 25 ans.

Trois cent soixante privilégiés pourront découvrir Disneyland sous un nouvel angle ce week-end. A l’occasion des Journées européennes du patrimoine, ils pourront participer à des visites guidées gratuites – et déjà complètes – sur le patrimoine de 15 lieux du parc et les 30 métiers d’art qui y travaillent. Le château de La Belle au bois dormant sera de la partie. « C’est L’emblème du parc, une architecture inspirée des monuments nationaux », indique Michael Giordano, ambassadeur chez Disneyland Paris.

Les 2.000 enseignes des magasins de Main Street peintes à la main

« Beaucoup d’attention » est apportée au château du conte de fées, haut de 50 m, orné de vitraux, de flèches dorées et de tapisseries d'Aubusson. Un travail de conservation qu’assurent les artisans d’art rattachés au parc d’attractions : chaudronnier, tapissier, doreur, ébéniste, vitrailliste, cordier… De la pose de feuille d’or à l’art des vitraux, « ils maîtrisent les techniques ancestrales de restauration qui disparaissent », explique Michael Giordano.

Pour preuve, les 2.000 enseignes des magasins de Main Street, la rue commerçante de Disneyland, sont réalisées sur place par trois peintres en lettres et trois peintres décorateurs. Un travail d’orfèvre conduit à l’aide de brosses spécifiques en poils de martre, extrêmement fins.

L’art paysager est également très présent dans le parc avec les nombreux buissons et arbustes taillés, le plus souvent selon des formes géométriques ou des formes animales. Une spécificité qui rappelle les jardins des châteaux de la Loire ou de Versailles. « Pour les concepteurs de nos jardins, c’était une manière de faire le lien entre la culture française et la culture Disney », explique le parc. Et « pour réaliser de tels chefs-d’œuvre », les étapes ne manquent pas du dessin du modèle à la fabrication du squelette en métal sur lequel poussera l’arbre.

Des visites virtuelles sur l’appli du parc

En vingt-cinq ans, Disneyland Paris a accueilli 320 millions de visiteurs, des passages répétés qui, mêlés aux intempéries, sont à l’origine de l’usure des grands édifices du parc magique. Les artisans d’art veillent donc à ne pas laisser ce patrimoine dépérir. « Cela reste un challenge de le maintenir en parfait état afin que la magie opère chaque jour auprès des visiteurs », rapporte l’ambassadeur de Disneyland.

Les dernières restaurations en date concernent les crinières recouvertes d’or des 86 chevaux du carrousel de Lancelot, à Fantasyland, ou encore, les grandes flèches dorées du château de La Belle au bois dormant. « Un travail titanesque mené de nuit, car elles mesurent chacune plusieurs mètres de haut et sont situées à plus de 40 mètres du sol », détaille le parc. Si vous ne faites pas partie des 360 chanceux qui vont suivre les visites guidées dans Disneyland, vous pouvez vous rabattre sur l'application. Durant deux jours, elle proposera des visites virtuelles sur le thème de l’histoire et de la conservation du parc d’attractions.

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