VIDEO. Ce que l'on sait de l'attaque au couteau à Trappes

ENQUETE Ce jeudi à Trappes, un homme a tué sa mère et sa sœur avec un couteau, et blessé gravement une troisième personne avant d’être abattu…

L.Br. avec AFP

— 

Gérard Collomb s'est rendu à Trappes, ce mercredi 23 août.
Gérard Collomb s'est rendu à Trappes, ce mercredi 23 août. — FRANCOIS GUILLOT / AFP

Un homme a tué sa mère et sa sœur au couteau lors d’une attaque dans la ville de Trappes ce jeudi, avant d’être neutralisé par la police. Les autorités tentent de déterminer si cet acte revêt un caractère terroriste.

L’attaque a eu lieu dans la matinée à Trappes dans les Yvelines, à une quarantaine de kilomètres de Paris. Une troisième victime est grièvement blessée, et a été hospitalisée. Appelées sur place, les forces de l’ordre ont vu à leur arrivée « deux personnes gisant au sol », a déclaré à la presse le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb.

Le motif terroriste à l’étude

L’assaillant de 36 ans s’était retranché dans un pavillon où « il a tué sa mère » avant d’en sortir « avec un couteau » et de « continuer à avancer malgré les sommations » des policiers, qui ont donc tiré » et l’ont abattu, a raconté le ministre qui s’est rendu sur place.

L’acte a aussitôt été revendiqué par Daesh par le biais de son agence de propagande Amaq. Les terroristes évoquent une attaque répondant aux « appels à cibler des ressortissants des pays de la coalition » internationale anti-Daesh. Le parquet de Versailles a été saisi de l’enquête. Pour l’instant, le motif terroriste n’est pas retenu. L’identité des victimes renforce l’hypothèse d’un différend familial. Pour le ministre de l’Intérieur, l’attaque relève d’un acte isolé.

Fiché S pour apologie du terrorisme

« C’était plutôt un profil (…) de déséquilibré plutôt que quelqu’un d’engagé et quelqu’un qui pouvait par exemple répondre aux ordres et aux consignes d’organisations terroristes et de Daesh en particulier », a déclaré Gérard Collomb. Aucune piste n’est toutefois exclue : l’assaillant était fiché S pour des faits d’apologie du terrorisme remontant à 2016.

Dans un tweet, le ministre a également salué la « réactivité » des forces de l’ordre qui « enquêtent d’ores et déjà pour établir les circonstances de ce drame ».