Paris: Un homme interpellé après la dégradation d'une plaque à la mémoire de deux homosexuels

FAITS DIVERS L’individu avait contacté « 20 Minutes » quelques jours auparavant pour revendiquer la dégradation…

L.C. et F.F.

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Plaque posée à Paris (2e arrondissement), devant le 67 rue Montorgueil, en souvenir de l'exécution de Jean Diot et Bruno Lenoir, brûlés le 6 juillet 1750 du fait de leur homosexualité.
Plaque posée à Paris (2e arrondissement), devant le 67 rue Montorgueil, en souvenir de l'exécution de Jean Diot et Bruno Lenoir, brûlés le 6 juillet 1750 du fait de leur homosexualité. — CC0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=49282153

Une semaine après la dégradation de la plaque à la mémoire des derniers condamnés à mort pour homosexualité, Jean Diot et Bruno Lenoir, à Paris, un homme a été interpellé vendredi et déféré au parquet samedi, selon une source judiciaire confirmant une information du Parisien. L’individu, Christophe M., sera jugé devant le tribunal correctionnel en janvier 2019 pour dégradation de bien d’utilité publique. Il a été placé sous contrôle judiciaire en attendant son jugement.

Christophe M. avait quelques jours auparavant joint la rédaction de 20 Minutes afin de revendiquer la dégradation de la plaque. Dans des propos parfois incohérents, il indiquait ne pas être homophobe et « n’avoir rien contre Bruno Lenoir et Jean Diot » mais vouloir dénoncer « l’arrogance des associations LGBT et ceux qui nous représentent », affirmant être lui-même homosexuel.

Membre de la Manif pour tous ?

D’après le Parisien, l’individu se serait dénoncé à la police et à la mairie de Paris à travers une lettre, envoyée également à un média d’extrême droite. Toujours selon le quotidien, il aurait également fait partie dans le passé de la Manif pour tous, le mouvement contre le mariage homosexuel.

La dégradation de la plaque avait créé l’émoi. La maire de Paris, Anne Hidalgo s’était déclarée « choquée par cette nouvelle démonstration honteuse d’homophobie ».

 

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