Remise de vidéos à Benalla: L'opposition parisienne demande des comptes

SOCIETE La «Ville de Paris doit se constituer partie civile», indique un communiqué de l'UDI-MoDem...

20 Minutes avec AFP

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Alexandre Benalla et Emmanuel Macron au Salon de l'Agriculture.
Alexandre Benalla et Emmanuel Macron au Salon de l'Agriculture. — WITT/SIPA

L'opposition parisienne UDI-MoDem et LR a demandé mardi des comptes après la remise présumée de vidéos par des fonctionnaires de la préfecture de police à Alexandre Benalla, ce qui contrevient selon elle à une « charte d'éthique » de la vidéoprotection à Paris.

La « Ville de Paris doit se constituer partie civile »

La «Ville de Paris doit se constituer partie civile», indique un communiqué de l'UDI-MoDem selon qui «seuls les agents habilités par l'autorisation préfectorale, dans le cadre de leurs fonctions, sont destinataires des images et enregistrements captés sur l'espace public».

Par ailleurs, «la durée de conservation des enregistrements de vidéosurveillance, limitée à un mois, ne paraît pas avoir été respectée», ajoute le groupe.

Ces deux obligations étaient consignées dans une «Charte d'éthique de la vidéoprotection» à Paris, signée par le préfet de police et le maire d'alors Bertrand Delanoë (PS) le 10 novembre 2009, rappelle l'UDI-MoDem qui estime les engagements «rompus» et s'étonne que ni la Ville dirigée par la socialiste Anne Hidalgo, ni le comité d'éthique «ne réagissent».

Une audition du préfet de police

Avec les mêmes observations, les élus du groupe Les Républicains et Indépendants «exigent que le comité d'éthique du Plan de Vidéoprotection de Paris soit réuni dans les meilleurs délais».

Ils demandent également que la Commission du Conseil de Paris en charge de la sécurité auditionne le préfet de police Michel Delpuech - entendu lundi par la Commission d'enquête de l'Assemblée nationale - sur les «dysfonctionnements» rapportés au sein de la Préfecture de police (autorisation de port d'armes à M. Benalla, prêt d'un équipement de police, présence dans la salle de commandement de la PP).

La sécurité dans la capitale est assurée par la police nationale sous l'autorité de la préfecture de police.

Le Monde a publié le 19 juillet des révélations sur M. Benalla, membre de la protection rapprochée du président Emmanuel Macron, affaire qui agite depuis le monde politique.

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