Fin d'Autolib': Un collectif de communes va former des recours

AUTOPARTAGE Un collectif d’une vingtaine de communes franciliennes, opposées à la fin du service d’autopartage, entend déposer des recours en justice pour contrer cette décision... 

20 Minutes avec AFP

— 

Une Autolib' à Paris. (Illustration)
Une Autolib' à Paris. (Illustration) — A. GELEBART / 20 MINUTES

Une vingtaine de communes d'Ile-de-France, mécontentes d'avoir été tenues à l'écart, selon elles, de la décision d'en finir avec Autolib', se sont formées en collectif et vont déposer des recours en justice, a annoncé lundi le maire LR du Chesnay (Yvelines), Philippe Brillault.

«Nous avons formé un collectif de communes de la petite et grande couronne, unanimes pour dire que nous n'avons pas envie de nous laisser faire», a indiqué l'élu à l'AFP, après la publication d'un communiqué annonçant une conférence de presse mercredi.

Le collectif, qui regroupe des villes comme Versailles (Yvelines), Yerres (Essonne) ou Meudon (Hauts-de-Seine), envisage ainsi un recours pour «excès de pouvoir» devant le tribunal administratif.

« Une mise en cause pénale » de la maire de Paris ?

Il déposera aussi «probablement» un référé-suspension concernant la délibération mettant fin au service d'autopartage, «voire une mise en cause pénale» de la maire PS de Paris Anne Hidalgo et de la présidente du Syndicat mixte d'élus et maire PS du XIIe arrondissement de Paris Catherine Baratti-Elbaz.

Le Syndicat d'élus, qui regroupe une centaine de communes dont Paris utilisant le service, a acté le 21 juin la résiliation de la délégation de service public du service d'autopartage de voitures électriques conclue avec le groupe Bolloré en 2011, sur fond de désaccords financiers.

« Qui a pris la décision ? »

Une vingtaine de communes, d'étiquettes de droite, ont voté contre, estimant n'avoir pas été informées ni n'avoir pu entendre le groupe Bolloré.

«Qui a pris la décision de mettre un terme à la délégation ? C'est la Ville de Paris», a indiqué Philippe Brillault en assurant que ces communes «contestent le principe de recevoir une facture par anticipation. Nous n'avons aucune idée des sommes réclamées, des conditions. Pourquoi se précipiter ? On aurait pu attendre septembre», a-t-il dit.

Le syndicat, qui se réunit mercredi, «nous parle d'un protocole transactionnel dont on ne connaît pas les termes. Cela veut dire que la présidente du syndicat a négocié un protocole d'accord sans qu'on en sache un mot», a-t-il insisté.

«Il est hors de question que nos administrés soient privés d'un service qui fonctionnait bien malgré tout», selon l'élu.