Val-de-Marne: Un conseiller municipal de Thiais publie une vidéo homophobe sur Facebook

FACEBOOK Mourad Ghazli s'acharne contre la gay-pride et multiplie les clichés homophobes...

C.Po.

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La marche des Fiertés
La marche des Fiertés — Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP
  • Un conseiller municipal de Thiais (Val-de-Marne) a publié samedi sur Facebook une vidéo multipliant les clichés homophobes.
  • L'homme, coutumier du fait, a déjà été démis de ses fonctions d'adjoint au maire et radié de l'UDI. 

Mourad Ghazli l’assure, il ne se cache pas derrière « un ami homosexuel » pour exprimer le fond de sa pensée. Samedi, jour de la marche des Fiertés à Paris, ce conseiller municipal de Thiais, dans le Val-de-Marne, a publié sur Facebook une vidéo de près de quatre minutes dans laquelle il multiplie les clichés homophobes.

La gay pride ? « Une provocation » selon lui, tout comme le drapeau aux couleurs LGBT déployé devant le Parlement. « En France, les lois existent contre les discriminations. Donc je vois pas ce qu’il y a se mettre à poil avec un cuir entre les fesses et de crier en pleine rue "Je suis homo"», déclare-t-il dans sa vidéo enregistrée depuis une piscine.

« Tapez-vous un âne mais fermez vos gueules »

Sous prétexte de se faire le porte-voix des Français qui « n’osent pas dire ce qu’ils pensent de peur de se faire traiter d’homophobes », l’homme enchaîne les amalgames et les propos insultants. « Tapez-vous un âne mais fermez vos gueules », finit-il par lâcher au milieu de la vidéo.

Avant de partir sur une improbable digression où il réclame que les homosexuels payent une « surcotisation sociale pour leur retraite » puisqu’ils ne peuvent pas faire d’enfants pour la financer. « C’est les hétéros qui sont discriminés par rapport aux homos », assène-t-il pour tenter de donner du corps à son propos.

« C’est une honte pour la ville »

« Je ne suis plus surpris de rien, c’est une honte pour la ville mais je suis coincé », déplore le maire LR de Thiais, Richard Dell’Agnola. Richard Ghazli n’en est en effet pas à sa première provocation. En 2016, celui qui était adjoint au maire avait comparé Daesh aux « extrémistes laïcards ». Il avait alors été démis de ses fonctions et exclu de l’UDI.

« Je n’ai pas le pouvoir de le démettre de ses fonctions de conseiller municipal même s’il ne vient plus depuis au moins un an », poursuit l’édile. Richard Dell’Agnola assure avoir saisi le préfet au mois de juin, après une énième provocation de l’élu. Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, il soutenait ceux qui avaient détérioré des kiosques affichant la Une du Point « Erdogan, le dictateur ».