Vincent Bolloré pose à côté d'une voiture électrique Autolib, le 5 décembre 2011 à Paris
Vincent Bolloré pose à côté d'une voiture électrique Autolib, le 5 décembre 2011 à Paris — Fred Dufour AFP

TRANSPORTS

Paris: «Si Autolib' n’a pas été rentable, est-ce parce que le service ne couvrait pas toute la région», se demande Valérie Pécresse

On a appris ce lundi qu'Autolib' s'arrêtera définitivement le 31 juillet prochain...

  • Le contrat du groupe Bolloré avec le syndicat mixte Autolib' Vélib', réunissant 103 communes dont Paris, a été résilié jeudi.
  • Autolib' s'arrêtera le 31 juillet après une diminution progressive du nombre de véhicules.

Autolib' s’arrêtera le 31 juillet après une diminution progressive du nombre de véhicules et de stations disponibles à partir du 2 juillet, a appris l’AFP lundi auprès du service parisien de voitures électriques en libre-service. Cette solution permettra ainsi une « extinction progressive » du service plutôt qu’un « arrêt brutal », a-t-on souligné chez Autolib'.

Interrogée par 20 Minutes, la présidente de la région et d’Ile-de-France Mobilités, Valérie Pécresse, regrette la fin du service.

« Que l’autopartage puisse devenir une compétence régionale »

« Je regrette que l’autopartage ne soit pas une compétence régionale. Historiquement, c’est une compétence municipale. Et je me demande si le fait qu’Autolib' n’a pas été rentable, c’est parce que le service ne couvrait pas toute la région », explique-t-elle.

« Je suis désolée de voir que ce service s’arrête. Je pense que l’autopartage électrique est une voie d’avenir. Je proposerai donc à  Élisabeth Borne [ministre des Transports] que l’autopartage puisse devenir une compétence régionale pour développer un vrai réseau », ajoute Valérie Pécresse avant de conclure : « S’il y a un domaine dans lequel les frontières municipales sont trop petites, c’est l’autopartage. »