Paris: Un joueur de poker professionnel condamné à de la prison avec sursis pour des parties clandestines

JUSTICE Anthony Lellouche, joueur professionnel de poker, et cinq autres personnes étaient jugés pour l’organisation de parties clandestines organisées à Paris en 2014…

A.B. avec AFP

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Illustration poker
Illustration poker — SIERAKOWSKI/ISOPIX/SIPA
  • L’avocat d’Anthony Lellouche a annoncé son intention de faire appel.
  • Deux ans de prison, dont un avec sursis et mise à l’épreuve, 20.000 euros d’amende et dix ans d’interdiction de gérer pour Franck F. qui a assuré être le seul organisateur des parties clandestines de poker.

Le jeu est fini pour des parties clandestines de poker. Le tribunal correctionnel de Paris a condamné, mercredi, le joueur professionnel de poker Antony Lellouche à dix mois d’emprisonnement avec sursis et 20.000 euros d’amende. Il lui était reproché ainsi qu’à cinq autres prévenus l’organisation de parties de poker clandestines à Paris fin 2014

Le joueur pro de 37 ans qui joue aujourd’hui au Sénégal a été condamné pour participation en bande organisée à la tenue d’une maison de jeux de hasard mais relaxé du chef d'association de malfaiteurs​. « Nous allons faire appel », a indiqué à l’AFP l’un de ses avocats, Philippe Sarda, critiquant « une condamnation contraire à la jurisprudence actuelle et non conforme à l’état du dossier ».

Une trentaine de joueurs réguliers

Antony Lellouche, 37 ans, avait assuré mardi devant le tribunal correctionnel qu’il n’avait fait que participer à ces parties organisées entre novembre et décembre 2014 dans un appartement du XVIe arrondissement de Paris, et non les organiser. Fin 2014, alors que la plupart des cercles de jeux fermaient dans la capitale, il avait tout juste, selon lui, « appelé deux-trois joueurs » qu’il connaissait pour leur proposer une place à cette table.

Franck F., 47 ans, qui avait affirmé à la barre avoir été le seul organisateur de ce cercle où une trentaine de joueurs réguliers s’adonnaient au poker « Omaha » à cinq cartes, a été condamné à deux ans de prison, dont un avec sursis et mise à l’épreuve, 20.000 euros d’amende et dix ans d’interdiction de gérer. Un troisième prévenu, qui avait notamment géré la « caisse », a écopé de dix mois avec sursis et 5.000 euros d’amende.

Trois autres hommes jugés dans un volet connexe, pour des parties clandestines à Paris, Deauville ou Lognes, ont été condamnés à des peines allant de trois mois avec sursis à huit mois ferme et 15.000 euros d’amende.