Coupe du monde 2018: A Paris, quels sont les bars pour mater le foot? (Et ceux pour y échapper)

SOCIETE La Coupe du monde 2018, c’est parti. « 20 Minutes » vous donne des plans pour suivre la compétition dans les bars parisiens mais aussi ces endroits pour s’y tenir le plus éloigné possible…

Romain Lescurieux

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Un supporter devant un bar à Paris
Un supporter devant un bar à Paris — STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
  • La start-up parisienne Happeero a publié une carte pour recenser les bars diffusant les matchs de la Coupe du monde à proximité des stations de métro.
  • D’autres établissements de la capitale organisent en revanche la résistance.

C’est le coup d’envoi de la Coupe du monde 2018. Cet événement sportif qui se déroule en Russie et suivi dans le monde entier, va s’accompagner en France de son lot de « ferveur populaire » ou d’« hystérie collective », c’est selon.

Quoi qu’il en soit, on connaît la chanson, pas I Will Survive, l’autre : de la joie, des cris, des larmes, des insultes. Et aussi des bars surchauffés, des supporters bourrés et des terrasses blindées dès 16h. Car trouver un endroit pour mater le match relève en effet du parcours du combattant. Tout comme boire un verre sans subir cette compétition de beaufards. 20 Minutes Paris a donc décidé de vous aider à kiffer ou surmonter ces quatre prochaines semaines dans la capitale.

La carte du bonheur

« On ne peut pas rater cet événement et c’est toujours sympa de le partager dans un cadre convivial avec des amis et des inconnus. D’autant que cette année, il n’y a pas de fan-zone », explique Vincent Bourquin, 23 ans, co-fondateur de la start-up Happeero qui permet selon ses préférences et critères de trouver un endroit, une soirée. A l’occasion de la Coupe du monde, l’entreprise a ainsi décidé de publier une carte qui détourne celle du métro parisien, avec à chaque ligne, chaque station, un bar qui diffuse les matchs et notamment ceux de l’équipe de France.

« Nous avons recensé les établissements qui avaient au moins un écran qui diffusait le match, tout en servant de la bière », poursuit-il. En tout, 302 endroits ont été sélectionnés. L’idée est d’y « partager un moment festif autour de l’apéro et du foot », conclut-il. D’autres, en revanche, veulent s’en tenir le plus loin possible.

« Rien à foot »

« Le football, c’est l’opium du peuple. Durant un mois, la France va s’arrêter de vivre car les gens auront les yeux rivés sur les écrans », raillait déjà en 2016 auprès de 20 Minutes, Arnaud Séité, directeur associé de la péniche Le Marcounet (IVe arrondissement). Comme lors de la Coupe du monde en 2014 et à l’occasion de l’Euro 2016​, le patron a décidé d’organiser ses soirées « Rien à foot » et l’esprit n’a « pas changé d’un iota », se félicite-t-il. Pas d’écran, pas de foot, que des concerts, de la bonne humeur et « des gens qui se parlent ».

« Même pour les clients insistants, il n’y aura pas d’écran. Je vais sûrement perdre du fric pendant ce mois, mais je ne vends pas mon âme au diable », conclut-il. Même son de cloche au Gob, un bar à bières situé aux Gobelins (XIIIe arrondissement).

« Le foot, c’est une ambiance et une clientèle insupportable. Et au-delà de ça, c’est bien d’avoir des bars qui proposent autre chose », affirme-t-on au troquet, qui dispose pourtant d’un écran. Mais il « ne sera pas allumé », jure-t-on. Sur Facebook, le bar a déjà prévenu la mise en place de son dispositif anti-foot. « Cette année, encore, le football nous coupe du monde du football, au grand dam des supporters, au grand plaisir de celles et ceusses d’entre nous qui désirent l’éviter », est-il écrit.