Ile-de-France: Comment sont appréhendées les pluies diluviennes sur les autoroutes?

TRANSPORTS Les inondations et intempéries qui frappent l’Ile-de-France ces derniers jours compliquent la circulation sur les axes routiers de la région...

Romain Lescurieux
— 
Des pompiers pompent l'eau qui inonde l'autoroute A13 entre Orgeval et Villennes-sur-Seine dans les Yvelines, le 12 juin 2018.
Des pompiers pompent l'eau qui inonde l'autoroute A13 entre Orgeval et Villennes-sur-Seine dans les Yvelines, le 12 juin 2018. — AMINE GUEDAIEM / AFP
  • Près de 585 kilomètres de bouchons étaient enregistrés sur les routes d’Ile-de-France ce mardi.
  • L’autoroute A13 dans les Yvelines subit actuellement une coupure dans les deux sens de circulation.

Des routes franciliennes sous les eaux. Après l’inondation d’une partie de l’autoroute A6 ce dimanche durant 35 minutes, à deux endroits, piégeant quelques véhicules, c’est au tour de l’autoroute A13 dans les Yvelines de subir une coupure ce mardi matin dans les deux sens de circulation, entre Poissy et les Mureaux. Et ce, « en raison de la présence d’une cuvette d’eau de plus d’un mètre de hauteur sur l’ensemble des voies », note le site d'informations routières Sytadin.

590 kilomètres de bouchons enregistrés

Les inondations et intempéries qui frappent l’Ile-de-France ces derniers jours compliquent en effet la circulation sur les axes routiers de la région. Près de 585 kilomètres de bouchons étaient enregistrés sur les routes d’Ile-de-France vers 9 h, selon Sytadin. Dans l’Essonne, la préfecture indique que le trafic était interrompu sur la N6 à la hauteur de Montgeron. En Seine-et-Marne, la RN3 au niveau de Claye-Souilly, subit le même sort.

Concernant l’A13, l’ensemble des équipes de Sanef/Sapn – qui gère l’axe –, les forces de l’ordre et les pompiers se sont mobilisés pour tenter de rendre praticable l’autoroute. Mais concrètement comment procèdent les agents pour un retour à la normale ?

Pompage ou écoulement naturel

Il y a deux moyens d’évacuer des routes gorgées d’eau : la manière naturelle, avec un écoulement de l’eau, et le pompage, avec la problématique de trouver des zones d’évacuation. « Il n’est pas question d’envoyer ça à côté, dans des zones industrielles ou d’habitations sur des sols déjà plein d’eau », explique Vincent Fanguet, directeur d’exploitation pour le groupe Sanef. Le rejet doit en effet s’effectuer dans des bassins de rétention ou des zones propres à l’évacuation. Le groupe Sanef dit privilégier au maximum « l’option naturelle ».

A l’heure actuelle, l’eau de l’A13 a été évacuée naturellement au niveau d’un endroit et un autre secteur d’accumulation d’eau est en cours de pompage par les pompiers. Vincent Fanguet ne peut pas encore dire quand l’A13 rouvrira. « Les équipes sont encore sur place et mobilisés », précise-t-il. Enfin, y a-t-il un problème de perméabilité des axes franciliens ? « Nous sommes surtout confrontés à des pluies exceptionnelles, sur la durée et en proportion, avec des sols déjà gorgés d’eau », répond Vincent Fanguet.

Météo France a de son côté mesuré 78,2 mm de pluie en une journée à la station pluviométrique de Paris-Montsouris. Du jamais vu pour un mois de juin.