Le dalaï-lama et le dissident chinois Hu Jia «citoyens d'honneur» de Paris

DISTINCTION Les deux hommes ont élevé la voix contre le régime de Pékin…

Avec agence

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Le dalaï lama, chef spirituel et politique en exil des Tibétains, a demandé mercredi une pression internationale sur Pékin pour arrêter la répression militaire chinoise qui s'intensifie, selon lui, dans les régions de Chine peuplées de Tibétains.
Le dalaï lama, chef spirituel et politique en exil des Tibétains, a demandé mercredi une pression internationale sur Pékin pour arrêter la répression militaire chinoise qui s'intensifie, selon lui, dans les régions de Chine peuplées de Tibétains. — AFP/Archives

Le Conseil de Paris a élevé lundi le dalaï-lama et le dissident chinois Hu Jia «citoyens d'honneur» de la ville de Paris, à l'issue d'un vote conforme au souhait du maire PS Bertrand Delanoë.

De nombreux élus n'ont cependant pas pris part au vote (UMP, MRC, communistes et Centre et indépendants). Les Verts et le PS ont voté pour. Christophe Girard, adjoint PS au maire de Paris hostile à cette initiative, était absent de l'hémicycle.

Dissident symbolique

Hu Jia, l'une des voix les plus critiques du régime communiste, engagé dans la défense des malades du sida, de l'environnement et de la liberté d'expression, avait été condamné dans son pays à trois ans de prison, début avril. Il était accusé de tentative de subversion du pouvoir de l'Etat.

Des nominations qui devraient jeter de l'huile sur le feu, à l'heure où Nicolas Sarkozy essaie de se rapprocher de Pékin. Samedi, le président français a en effet présenté ses excuses à l'athlète chinoise chahutée lors de la traversée de la flamme olympique dans Paris.
Lettre
Selon l’AFP, des élus de la mairie de Paris auraient reçu lundi une lettre à l'en-tête de l'ambassadeur de Chine les dissuadant de faire du dalaï-lama un «citoyen d'honneur» de la ville.

L'un des adjoints du maire de Paris, Pierre Schapira, qui en a eu connaissance, a expliqué que l'auteur de la lettre mettait en garde dans des termes «extrêmement violents» les élus de Paris expliquant, qu'en distinguant le dalaï-lama, ils rendraient «pire la situation au Tibet».