L'Ile-de-France, capitale du recrutement

Delphine Bancaud

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Les 10 métiers qui ont le plus de mal à recruter.
Les 10 métiers qui ont le plus de mal à recruter. — Idé

Le marché de l'emploi francilien ne s'était pas aussi bien porté depuis longtemps. Le taux de chômage de 7,5% fin 2007 en Ile-de-France était déjà un beau présage. La dernière enquête «Besoins en main-d'oeuvre 2008» dévoilée par le Garp (Groupement des Assedic de la région parisienne) vendredi est venue conforter ce vent d'optimisme. «Le nombre d'intentions d'embauche des entreprises franciliennes pour 2008 a augmenté de 5% par rapport à l'an dernier pour s'établir à 246.200. Il faut remonter à 2003 pour retrouver de tels chiffres. Et 10% de ces emplois correspondent à des créations de postes», s'est ainsi réjoui Gérard Galpin, directeur du Garp.

Les raisons de cette progression? «Cette année, nous ressentons réellement l'effet des départs en retraite des baby-boomers», affirme Gérard Galpin. Du coup, en 2008, certains métiers éprouveront de gros besoins de main-d'oeuvre en Ile-de-France. Dans le peloton de tête figurent les cadres de l'informatique, les professionnels de l'hôtellerie, les agents d'entretien, les cadres commerciaux, les VRP, les caissiers, les standardistes, les animateurs... Certaines entreprises anticipent même des difficultés de recrutement pour certains métiers où les professionnels qualifiés se font rares, comme maçon, conducteur routier, employé de maison ou cuisiniers, qui souffrent également d'un déficit d'image. Pour susciter des vocations, les Assedic franciliennes ont déjà prévu de financer des formations aux demandeurs d'emploi dans ces secteurs.