La mairie de Paris demande un plan d’urgence pour les nouveaux Vélib

SOCIETE Selon le Syndicat Velib' Autolib', 670 stations étaient en service ce jeudi. Seulement 263 étaient raccordées directement au courant…

C. Sénécal avec AFP

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Paris le 27 janvier 2013. Illustration Velo velib dans les rues de Paris.
Paris le 27 janvier 2013. Illustration Velo velib dans les rues de Paris. — A. GELEBART / 20 MINUTES
  • Jeudi, la mairie de Paris a demandé un «plan d’urgence».
  • L’objectif initial était de 700 stations au 1er janvier et de 1.400 fin mars sur Paris et les 60 communes adhérentes, selon les chiffres du Syndicat Autolib' Velib' Métropole gestionnaire.
  • Depuis vendredi dernier, une partie du personnel réclame les mêmes avantages que chez l’ancien opérateur JCDecaux.

Ça ne roule pas pour l’entreprise Smovengo. Jeudi, la mairie de Paris a demandé un « plan d’urgence ». Elle souhaite le remplacement de 3.000 vélos inutilisables à l’opérateur Smovengo, d’ici une semaine, selon des informations de l’AFP. Ce groupement est chargé du déploiement du nouveau Velib'. Après de multiples dysfonctionnements techniques, il se trouve confronté à une grève d’une partie du personnel. Depuis vendredi dernier, il réclame les mêmes avantages que chez l’ancien opérateur JCDecaux. Selon le Syndicat Velib' Autolib', 670 stations étaient en service ce jeudi, dont seulement 263 étaient raccordées directement au courant. La plupart des vélos fonctionnent sur batteries, qui se déchargent et ne sont pas remplacées.

La « situation s’est fortement dégradée » depuis la mi-avril, a affirmé devant la presse Christophe Najdovski, adjoint EELV aux Transports de la maire PS de Paris Anne Hidalgo, au lendemain d’une rencontre entre les élus et l’opérateur. Les difficultés rencontrées depuis le 1er janvier par le consortium à raccorder au réseau électrique le dispositif de vélos en libre-service, dont un tiers électrique, l’a conduit à faire marcher près de deux-tiers des vélos sur batteries, a-t-il expliqué. Or l’utilisation de batteries « n’est pas fonctionnelle et le mouvement de grève actuel, qui entraîne l’absence de maintenance, fait que la situation s’est aggravée », a-t-il insisté.

Paris demande l’électrification accélérée

La mairie de Paris a demandé au consortium un « plan en trois points », avec un « plan d’urgence d’ici le 3 mai », pour remplacer les batteries déchargées qui « bloquent le système ». Un « point » sera fait le 3 mai dans le bureau de la maire, avec l’opérateur et le Syndicat. La Ville a également demandé « l''électrification accélérée », d’ici début juin, des stations existantes qui fonctionnaient sur batteries. Il s’agira ensuite pour Smovengo de poursuivre le reste du déploiement sans recourir à la solution batteries.

« Vélib' aujourd’hui est un chantier hors norme qui n’a pas d’équivalent en Europe », a de nouveau plaidé l’élu parisien en concédant une « sous-estimation de l’ampleur de ce chantier au moment de la préparation de cette transition qui aurait dû être plus longue ». Le dispositif Vélib', très aimé des Parisiens et des visiteurs, fait l’objet de multiples critiques depuis le début de son déploiement raté, en raison de multiples dysfonctionnements. L’objectif initial était de 700 stations au 1er janvier et de 1.400 fin mars sur Paris et les 60 communes adhérentes, selon les chiffres du Syndicat Autolib' Velib' Metropole gestionnaire.

« C’est un gigantesque cafouillage », a de son côté martelé l’opposition municipale dont les groupes PPCI (pro-Macron ex-LR) et LR ont envisagé des « dénonciations de contrat ». Le contrat « qui n’a toujours pas été communiqué aux élus, court sur 15 ans pour un montant de 600 millions d’euros », a ajouté le groupe LR. Les pénalités financières, de quatre millions à ce jour, le surcoût du déploiement et la perte de recettes « interrogent la capacité financière de Smovengo à tenir le choc », a ajouté un communiqué.

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