Sciences Po Paris occupé: «Macron en est sorti, on ne veut pas finir comme lui»

BLOCAGE Au niveau national, quatre universités – à Toulouse, Montpellier, Rennes et Paris – sur environ 70 sont toujours totalement bloquées…

20 Minutes avec AFP

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Illustration: sciences po Paris.
Illustration: sciences po Paris. — Jacques Brinon/AP/SIPA

Le mouvement de protestation dans les universités s’est étendu mercredi à Sciences Po Paris, creuset de l’élite républicaine qui a notamment formé Emmanuel Macron, en plus des blocages et perturbations qui continuent de toucher une dizaine d’autres sites.

Au niveau national, quatre universités (Toulouse-Jean Jaurès, Montpellier-Paul Valéry, Rennes-2 et Paris-8) sur environ 70 sont toujours totalement bloquées et neuf autres sites perturbés (sur environ 400) par des étudiants opposés à la loi réformant l’accès à l’université, accusée d’instaurer une « sélection » déguisée.

« Nous occupons Sciences Po parce que Macron en est sorti »

A Paris, l’accès au bâtiment principal de Sciences Po, dans le très chic 8e arrondissement, a été fermé dans la matinée « par mesure de sécurité » par la direction, en raison de l’occupation d’une partie de l’établissement. « Les cours qui y étaient prévus ont été reprogrammés ailleurs », a-t-elle précisé.

Environ 70 étudiants occupent pacifiquement « la Péniche », le hall principal de l’école, où ils avaient passé la nuit après une assemblée générale mardi soir, selon la direction.

« Nous occupons Sciences Po parce que Macron en est sorti, et que nous ne voulons pas finir comme lui », déclarent ces étudiants dans un communiqué dénonçant la « vaste entreprise néolibérale et raciste » qui serait menée par le gouvernement et demandant le retrait de la loi sur les universités. Le mouvement était diversement apprécié mercredi matin devant l’établissement.

En mars 2016, Sciences Po avait déjà été temporairement bloqué au moment de la contestation contre la loi travail.