Paris: Après le lancement de son mouvement, Marcel Campion bombarde ses tracts «Paris Libéré»

POLITIQUE 450.000 exemplaires de ce premier numéro de « Paris Libéré », pamphlet anti-Hidalgo, ont été distribués dans les boîtes aux lettres de la capitale…

Romain Lescuieux
Marcel Campion, devant la Grande Roue de la place de la Concorde à Paris, le 24 novembre 2016.
Marcel Campion, devant la Grande Roue de la place de la Concorde à Paris, le 24 novembre 2016. — ROMUALD MEIGNEUX/SIPA
  • Marcel Campion, l’assure, il ne sera pas candidat aux prochaines élections municipales à Paris.
  • Mais le roi des forains, en conflit ouvert avec la mairie de Paris, compte « peser » dans la bataille

En roue libre Marcel Campion ? Le premier numéro du tract du roi des forains Paris Libérédu nom de son mouvement politique lancé en début d’année – frappe d’entrée de jeu. 450.000 exemplaires de ce tract de quatre pages anti-Hidalgo ont été distribués dans les boîtes aux lettres parisiennes, ces derniers jours. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Marcel Campion, en conflit ouvert avec la mairie de Paris depuis plusieurs mois, règle ses comptes. « J’accuse », note-t-il en introduction.


« J’avais une histoire à raconter »

Pêle-mêle, il « accuse », donc, Anne Hidalgo « de lâcheté », Bruno Julliard, premier adjoint, « de mentir et de changer de discours ». Même sentence pour l’ancien directeur de cabinet de la maire, Mathias Vicherat. Des lignes et des lignes sur l'annulation du Marché de Noël, de la fin de la Grande roue place de la Concorde, entrecoupées d’un sondage (sur la Grande roue), d’une publicité (pour la Foire du Trône) de dessins et d’une caricature d’Anne Hidalgo en Pinocchio. Tout « un programme », défendu bec et ongles par Marcel Campion, adepte depuis un certain temps de référés en urgence, plaintes et manifestations. « L’idée de ce numéro est venue car j’avais une histoire à raconter et j’en avais marre que les journalistes n’en retiennent que la moitié dans leurs articles », tacle-t-il d’emblée.

A la mairie de Paris, contactée par 20 Minutes, on ne fait aucun commentaire sur cette attaque, mais on rappelle le dernier volet judiciaire qui oppose les deux parties. En l’occurrence, le tribunal administratif de Paris a rejeté le recours de Marcel Campion, qui conteste la décision de la Ville de ne plus maintenir sa Grande roue place de la Concorde. Alors, y a-t-il d’autres objectifs derrière ce tract ?

Campion, candidat à la mairie ?

Marcel Campion, l’assure, il ne sera pas candidat aux prochaines élections municipales à Paris. Paris Libéré n’est « pas un parti, mais la voix des sans voix », indique le site Internet, de ce « mouvement démocratique ». « Car nous appelons surtout les gens à voter. Ils gueulent mais ils ne votent pas », explique celui qui veut « peser » lors de l’échéance électorale de 2020.

« Avec d’autres Parisiens, nous voulons peser sur les élections et les candidats qui s’y présenteront. « Nous serons porteurs des voix que l’on n’entend pas habituellement à l’encontre des professionnels de la politique », note celui qui prévoit de sortir le prochain « numéro » de Paris Libéré en juin. « Et là, il y aura plus d’informations parisiennes », prévient-il, en précisant qu’il espère tenir ce rythme de publication jusqu’aux élections.