VIDEO. Un local de l'Union des étudiants juifs saccagé à l'université Paris-I

PARIS Ses murs ont été recouverts d’inscriptions « à caractère antisémite »...

20 Minutes avec AFP

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Le Centre Pierre-Mendès-France de l'université Paris-I.
Le Centre Pierre-Mendès-France de l'université Paris-I. — JPDN/SIPA

Un local utilisé par l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) a été saccagé sur le site Tolbiac de l’université Paris-I et ses murs recouverts d’inscriptions « à caractère antisémite », des « dégradations honteuses » condamnées mercredi par la ministre de l’Enseignement supérieur.

« Alors que le site est occupé par des étudiants d’extrême gauche, notre local a été saccagé, une armoire jetée à terre, avec sur le mur des inscriptions "A mort Israël", "Vive Arafat" », a indiqué le président de l’UEJF, Sacha Ghozlan. Une vidéo diffusée sur le compte Twitter de l’association montre d’autres tags, tels « local sioniste raciste anti-goy » et « Palestine vaincra ».

Lieu occupé depuis plusieurs jours par des étudiants

Le président de l’université, George Haddad, « condamne fermement cet acte odieux et (s)'engage à porter plainte afin que toute la lumière soit faite sur cet incident intolérable et indigne », a-t-il déclaré sur le compte Twitter de l’établissement.

La pièce saccagée se trouve au 15e étage du centre Tolbiac-Pierre-Mendès-France de Paris-I, occupé depuis plusieurs jours par des étudiants demandant le retrait de la loi réformant l’accès à l’université et de la loi asile-immigration. L’université a prévu de rouvrir jeudi matin.

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Le site a suspendu les cours et les travaux dirigés depuis plusieurs jours mais il y a des allées et venues d’étudiants et de personnels de la fac, a indiqué l’université à l’AFP. « Je demande au président de l’université d’agir rapidement pour mettre fin au blocus et mettre tout en œuvre pour identifier les auteurs de ce saccage d’un local d’étudiants juifs parce qu’ils sont juifs », a déclaré le président de l’UEJF.

 

« Replacer au cœur de notre société les valeurs fondamentales »

Dans un communiqué, la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a condamné « avec la plus grande fermeté ces dégradations honteuses », à « caractère antisémite ».

« En cette journée de deuil national et à quelques heures de la marche blanche en hommage à Mireille Knoll [une octogénaire juive tuée à Paris], il est plus que jamais nécessaire de replacer au cœur de notre société les valeurs fondamentales de respect, de solidarité et de fraternité », a-t-elle ajouté.

Sacha Ghozlan, qui pense que les faits se sont déroulés mercredi matin, a affirmé qu’il allait « déposer plainte au commissariat ». Ariel Goldmann, président du Fonds social juif unifié (FSJU) - qui soutient l’UEJF -, a dit être « extrêmement choqué par cet acte lâche qui apparaît à un moment compliqué pour la Nation et les Français juifs ».