La Ferme du bonheur réclame son « parc rural expérimental »

S. C. - ©2008 20 minutes

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Un doux dingue agite le quartier de l'université depuis déjà quatorze ans. « Paysan de banlieue » en lutte contre les technocrates, Roger des Prés, au nom prédestiné, poète saltimbanque et poil à gratter de Nanterre, a posé ses roulottes et ses chèvres à la place d'une ancienne école démolie, sur un terrain de 2 500 m2. La mairie entend déloger ce hors-la-loi, mais comme l'Epasa estime qu'« il fait partie du paysage nanterrien » et qu'il a un public*, il est question que lui soit confiée l'une des vingt Terrasses. Roger des Prés y voit l'occasion de repartir de zéro. Son projet : un PRÉ, parc rural expérimental, « comme un conservatoire du rapport premier que l'homme a entretenu avec la terre depuis le fond des âges ». Il y transplanterait son théâtre, son écurie, son étable, sa basse-cour, son hammam et sa table d'hôtes... et rêve même d'y voir, « pour un événement spécial », éléphants, chameaux, sangliers et lamas. Loin, très loin du projet urbain actuel des Terrasses, que lui résume en deux mots : « hygiène et sécurité ». « Le premier acte immobilier, c'est le siège social d'Axa. Bravo les cocos ! », ricane-t-il.