Ile-de-France: A deux ans des élections municipales, découvrez les futurs points chauds

POLITIQUE Les maires viennent de boucler la première partie de leur mandat. A deux ans des élections municipales, « 20 Minutes » fait le point à Levallois, Saint-Denis ou encore Evry…

Romain Lescurieux

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Balkany, Valls et Russier
Balkany, Valls et Russier — SIPA PRESS
  • La France insoumise réussira-t-elle à remporter la mairie d’Evry après son très bon score aux législatives dans la 1re circonscription de l’Essonne ?
  • Comment la gauche va-t-elle s’organiser à Saint-Denis pour conserver la mairie PCF ?
  • Elu pour la première fois maire en 2001, Patrick Balkany rempilera-t-il en 2020 ?

Les maires viennent de boucler la première partie de leur mandat, que déjà il faut penser aux prochaines élections municipales de 2020. A deux ans de celles-ci, 20 Minutes s’est intéressée aux futurs points chauds d’Ile-de-France.

  • Levallois-Perret (Hauts-de-Seine)

Patrick Balkany va-t-il se représenter en 2020 ?

« Il ne souhaite pas en parler, c’est trop tôt », tranche-t-on au sein de son cabinet, contacté par 20 Minutes. Toujours est-il qu’en 2015, quand Le Petit Journal lui posait la question : « Est-ce que vous comptez démissionner ? » en référence aux ennuis judiciaires de l’édile, Patrick Balkany, élu pour la première fois en 2001, répondait : « Vous rigolez, je suis élu maire jusqu’en 2020, et je pense me représenter ».

Doit-il craindre la montée de LREM ?

Oui, il peut. En juin dernier, Céline Calvez (LREM) a été élue députée de la cinquième circonscription des Hauts-de-Seine (Clichy-Levallois) avec 62,51 % au second tour des élections législatives 2017, devant le candidat LR, Arnaud de Courson.

De quoi sonner la fin de l’ère Balkany ? Un conseiller municipal contacté en 2017 par Libération racontait : « C’est le chant du cygne, là. Encore deux ans et demi avant de nouvelles élections… c’est long. Le mieux que les Balkany puissent faire, c’est s’effacer discrètement. Les Levalloisiens seront indulgents mais veulent tourner la page. »

  • Saint-Denis (Seine-Saint-Denis)

Laurent Russier va-t-il se représenter ?

En décembre 2016, le conseil municipal de Saint-Denis a élu Laurent Russier, pour succéder à Didier Paillard, qui avait annoncé qu’il quitterait ses fonctions, après douze années passées à la tête de la ville. Alors, pour le moment, Laurent Russier, arrivé en cours de route, ne se projette pas. « Il est un peu tôt pour en parler. Nous sommes pour le moment concentrés sur l’action municipale », affirme-t-on au cabinet du maire.

Doit-il craindre la montée de LFI ? LREM ?

Toujours sous le giron communiste, Saint-Denis pourrait-il voir une montée d’un bloc commun à gauche pour contrer toute montée LREM ? « Je propose qu’en Seine-Saint-Denis, le Parti communiste français le Parti socialiste et la France insoumise réfléchissent aux grandes lignes des programmes de gestion 2020-2026 des trente-neuf villes de notre département pour lesquelles les trois partis peuvent s’entendre [urbanisme, constructions de logements, politique culturelle, développement économique, construction d’équipements] afin de présenter des listes de gauche aux élections municipales du dimanche 8 mars 2020 », note un contributeur du Journal de Saint Denis.

Lors des législatives, Stéphane Peu, candidat la France insoumise, l’avait emporté face à Valérie Avril (LREM) dans la 2e circo de Seine-Saint-Denis, qui couvre Saint-Denis (et aussi Pierrefitte-sur-Seine).

A suivre. De son côté, la section LREM de Seine-Saint Denis n’a pas donné suite aux sollicitations de 20 Minutes.

  • Evry (Essonne)

Francis Chouat va-t-il se représenter ?

Dans le « bastion » de Manuel Valls – dont il fut maire entre 2001 et 2012 –, c’est encore le grand flou. En même temps, la ville se relève tout juste d’une grande bataille politique et juridique. Le Conseil constitutionnel a levé en décembre les doutes pesant sur l'élection de Manuel Valls comme député de la première circonscription de l’Essonne, en rejetant les recours intentés par ses adversaires de la France insoumise. Farida Amrani et son suppléant avaient pris « acte » de la décision des Sages, dans un communiqué publié sur Twitter.

« Bien entendu, nous respectons la décision du Conseil constitutionnel et réitérons toute notre confiance dans les institutions de la République. Plusieurs zones d’ombre persistent, renforcées par la faiblesse de la défense de Manuel Valls tout au long de l’instruction. Mais pour cette fois, force est de constater que l’évidence ne suffit pas », écrivent-ils.

Doit-il craindre la montée de LFI ? LREM ?

Contactée la section LREM d’Evry n’a pas répondu à nos sollicitations, tout comme la section de la France Insoumise, mais il est fort à parier que le parti politique de Jean-Luc Mélenchon –fort de son résultat aux législatives (49,70 % des suffrages exprimés au second tour) et de la bataille juridique menée –, viendra défier tout proche de Manuel Valls, sur « ses terres » de l’Essonne.