Arnaque à la sous-location: «Il était un peu agressif, mais il m’a donné les clefs du studio. Ça m’a rassurée»

ARNAQUE Stéphanie a contacté « 20 Minutes » pour témoigner de l’arnaque dont elle a été victime en janvier…

Mélanie Costa
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Vue de Paris. (Illustration)
Vue de Paris. (Illustration) — Jacques Witt / Sipa/SIPA

Les arnaques à la sous-location se multiplient-elles ? Ce jeudi, Le Parisien révélait une escroquerie ayant touché neuf jeunes gens dans le XVe arrondissement de Paris. Stéphanie a contacté 20 Minutes pour témoigner d’une expérience similaire.

En décembre 2017, la jeune femme, étudiante, a trouvé via la plateforme La carte des colocs une annonce pour la sous-location d’un studio de 11 m2 situé rue Boulainvilliers dans le XVIe arrondissement pour un loyer de 500 euros par mois. Stéphanie visite une première fois l’appartement fin décembre, puis une seconde fois au début du mois de janvier. Elle signe un contrat de sous-location qui mentionne le montant de la caution. L’homme lui demande de régler la somme en espèce.

« Il m’a montré une facture de sa box pour justifier qu’il était bien le locataire », indique Stéphanie. Le 8 janvier, elle revient dans le studio, où elle donne à nouveau 500 euros pour le premier mois de loyer. Elle entrepose ses affaires et l’homme lui remet les clefs de l’appartement. « Il était un peu agressif, mais il m’a donné les clefs du studio. Ça m’a rassurée », précise-t-elle. L’homme s’était présenté comme un étudiant partant pour un échange entre Saint-Nazaire et Nantes pour une durée de six mois.

Plusieurs jeunes ont été victimes de l’escroc

L’homme ne répondant plus à ses appels, Stéphanie se rend au studio quelques jours après. « Il avait demandé un peu de temps pour vider l’appartement de ses affaires. » Quand la jeune femme est arrivée, elle a trouvé un autre homme installé dans la chambre de bonne. « Il m’a expliqué que je n’étais pas la première à venir. » Plusieurs jeunes ont été victimes de l’arnaqueur. Selon le gardien de l’immeuble, ils pourraient « être une dizaine », affirme Stéphanie. Le réel locataire avait sous-loué son studio à un jeune homme pendant qu’il était parti en vacances. A son retour, il aurait assisté à un défilé de jeunes gens, pensant que le studio était à eux pour les six prochains mois. Stéphanie indique que « l’homme ne souhaitait pas porter plainte ».

La jeune femme, elle, a déposé une plainte au commissariat du XVIe arrondissement. L’enquête est en cours. Contacté par 20 Minutes, le parquet de Paris n’avait d’éléments de réponse à communiquer dans l’immédiat sur ces plaintes d’arnaques à la sous-location.

Au total, Stéphanie a donné 1.000 euros en espèce pour la caution et le premier mois de loyer et s’est fait voler des vêtements et ses fiches de paie.