Ile-de-France: Depuis sa cellule, le rappeur Samat aurait géré un trafic d'armes et de drogue

FAITS DIVERS Onze hommes ont été mis en examen pour trafic de drogue et d’armes. Le rappeur Samat était l’une des têtes du réseau…

Mélanie Costa
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Voiture de police (illustration)
Voiture de police (illustration) — ELSNER FABRICE/SIPA

Onze hommes, âgés de 28 à 50 ans, qui prospéraient dans le trafic d’armes et de drogue, ont été mis en examen à Bobigny (Seine-Saint-Denis), révèle Le Parisien. Six d’entre eux ont été écroués et les autres ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire.

En avril 2017, l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO) a été informé de l’existence d’un réseau de trafic de cannabis et de vente d’armes. Le réseau serait mené par deux hommes originaires d’une cité de Stains et d’une autre de Saint-Denis. Les deux hommes seraient deux frères connus pour assassinat, trafic de drogue, escroquerie et vol. Placés sur écoute, les policiers ont finalement découvert que seul un des deux frères était impliqué dans le réseau et que le rappeur Samat, connu des services de police, était le deuxième homme qui menait le trafic.

Une arme et de la drogue découvertes dans le véhicule du rappeur

La mise sur écoute des deux hommes a permis aux enquêteurs de découvrir que la bande remilitarisait des armes via un Gitan de 50 ans, précédemment arrêté dans une affaire de trafic d’armes. Le réseau avait aussi mis en place une affaire d’importation de résine de cannabis.

Le 22 septembre 2017, avenue de New-York dans le XVIe arrondissement de Paris, le rappeur Samat a été arrêté après de nombreuses infractions routières. Les forces de l’ordre ont découvert dans le véhicule un pistolet automatique de 9 mm, 32 cartouches, un peu de résine ainsi que 1.800 euros. Il est alors écroué.

Cinq hommes sont passés aux aveux

Samat a continué de gérer le trafic depuis la prison d’Osny, en utilisant cinq téléphones portables différents. Fin janvier, les forces de l’ordre prennent la décision d’effectuer des interpellations. Ils avaient découvert, lors des surveillances téléphoniques, que la bande venait de recevoir une livraison de drogue.

Les différentes perquisitions ont permis aux enquêteurs de découvrir notamment des armes en cours de remilitarisation chez le Gitan, chez les autres hommes deux gilets pare-balles, 77 kilos de cannabis ou 28.000 euros.

Lors des auditions, plusieurs suspects sont passés aux aveux : un des vendeurs de drogue, les nourrices (ceux chargés de garder la drogue à leur domicile), ainsi qu’un revendeur de drogue et d’armes. Les autres suspects ont gardé le silence ou nié leur implication dans l’affaire.