Paris: Alors que le Vélib' 2 patine, un quatrième service de vélos en «free-floating» chinois arrive

TRANSPORT Mobike lance ce mercredi ses vélos en libre-service dans Paris…

C.O. avec AFP
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Les vélos de Mobike ne comportent pas de rayon.
Les vélos de Mobike ne comportent pas de rayon. — Goodman/LNP/Shutterstoc/SIPA

Après, Gobee.bike, Ofo et Obike, c’est au tour du groupe chinois Mobike de s’installer à Paris. Cet opérateur « free floating » propose, pour le moment, environ un millier de vélos connectés mais sans bornes à disposition des Parisiens. Facile de reconnaître les Mobike, ils sont gris et orange. A terme, l’entreprise prévoit de disposer de « plusieurs dizaine de milliers » d’engins.

Répartis dans la ville, les vélos sont géolocalisables grâce à une application mobile. Les utilisateurs scannent un code-barres, qui va déverrouiller l’antivol, moyennant 50 centimes la demi-heure. A la fin de son utilisation, les usagers déposent le vélo où ils le souhaitent, sans l’attacher.

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Un système qui provoque la colère des élus

Ces engins sont exposés au vol et au vandalisme, et certains élus comme Pierre Aidenbaum, le maire du IIIe arrondissement, se sont inquiétés de leur stationnement gênant en dehors des parkings. La mairie de Paris a promis « d’encadrer et régule » le service et espère financer de nouveaux « emplacements dédiés » grâce à une redevance imposée aux opérateurs.

Selon Mobike, le système de GPS/GSM installé sur ses vélos lui permettra de tous les suivre, facilitant la récupération pour maintenance des vélos endommagés​. Les vélos sont par ailleurs sans rayon, sans chaîne et sans chambre à air pour être plus robustes, annonce la société. Mobike revendique 200 millions d’utilisateurs pour ses vélos dans le monde, répartis dans 200 villes et 13 pays.

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Le déploiement de ces services de vélos « flottants » est concomitant au changement d’opérateur très chaotique du service de vélo Vélib', de JCDecaux vers Smovengo. Cette transition pâtit de retards notamment dus à la lenteur de l’installation des nouvelles stations, au point que le nouvel opérateur sera pénalisé d’un million d’euros et que l’abonnement du mois de janvier sera remboursé, selon le Syndicat Autolib' Vélib' Métropole.