« Si dormir devient une priorité absolue, c'est un handicap »

S. C. - ©2008 20 minutes

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« J'ai toujours beaucoup dormi depuis l'adolescence. Je me disais que c'était l'âge, puis les études, puis le travail... » A 28 ans, Laura, institutrice, cherche une solution à son « hypersomnie » : « Si dormir devient une priorité absolue, c'est un handicap. » A raison de treize heures par nuit, et autant de siestes que possible, Laura regrette de « perdre tout ce temps à dormir : cela m'empêche de lire, de faire du sport, d'aller en soirée »... Et quand elle lutte pour refréner son envie de dormir, c'est au détriment de son humeur. « Je ne peux pas me permettre d'être colérique devant mes élèves », explique-t-elle. Alors, elle s'autorise une sieste à la récré, une autre avant de dîner... et « ma vie se résume à métro-boulot-dodo ». Elle craint de perdre son petit ami, de ne pas pouvoir faire face à sa classe, voudrait des enfants, mais redoute de « n'avoir pas l'énergie pour les assumer ».