Un Salon du livre sous pression

Carole Bianchi - ©2008 20 minutes

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Sécurité optimale pour le Salon du livre 2008 (du 14 au 19 mars) qui met à l'honneur la littérature israélienne. Alors que l'inauguration de la manifestation débute à 17 h 30 aujourd'hui, en présence du président israélien, Shimon Peres, l'appel au boycott des pays arabes met policiers et organisateurs sur les dents.

Pour la première fois, des portiques de sécurité ont été installés à l'entrée du salon, Porte de Versailles (15e). « Les contrôles d'accès seront appliqués à tout le monde », explique Jean-Noël Compain, directeur général de Reed Expositions, organisateur de ce salon, qui attend entre 160 000 et 180 000 visiteurs sur l'ensemble de la semaine. Un second contrôle est même prévu en cas de problème. L'effectif des agents de sécurité est passé d'une centaine à plus de deux cents personnes. Tout sac ou valise sera consigné à l'entrée. « Nous ne plaisantons pas avec ce sujet. Mais nous n'avons aucune inquiétude. Cela reste un salon littéraire avant tout », temporise-t-il.

Aux abords du salon, aucun secteur ne sera fermé à la circulation, sauf en cas d'arrivée ou de départ de personnalités. Mais les craintes de manifestations autour du salon ont entraîné un renforcement du service d'ordre. Contactée, l'Union générale des étudiants de Palestine (GUPS) a effectivement appelé au rassemblement dès 19 h au métro Porte-de-Versailles. « Le week-end dernier, entre 4 000 et 5 000 personnes se sont mobilisées entre Barbès et Saint-Lazare contre la venue de Peres », assure Taher Al-Labadi, représentant du GUPS-France. La préfecture de police a préféré rester discrète sur l'ampleur du dispositif et des moyens déployés.