Johnny Hallyday malade: Comment Marnes-la-Coquette se prépare-t-elle au pire?

SOCIETE La paisible et riche bourgade des Hauts-de-Seine vit actuellement au rythme des allers-retours de journalistes, de paparazzis et de visites de fans...

Romain Lescurieux

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L'entrée du parc de Marnes-la-Coquette abritant la résidence de Johnny Hallyday
L'entrée du parc de Marnes-la-Coquette abritant la résidence de Johnny Hallyday — R.LESCURIEUX
  • Johnny Hallyday a été l’objet de rumeurs sur son décès, jeudi en début d’après-midi sur Twitter, relayées par de nombreux internautes.
  • « L’artiste est chez lui et se repose », a déclaré son manager, Sébastien Farran.
  • La commune de Marnes-la-Coquette vit entre crainte et sérénité…

Des on-dit fleurissent et la machine s’emballe. « Nous avons reçu beaucoup d’appels hier [jeudi]. Je ne peux pas vous dire combien. Mais il y en a eu beaucoup », assure-t-on ce vendredi matin au secrétariat de la mairie de Marnes-la-Coquette (Hauts-de-Seine).

La veille, des rumeurs faisant état du décès de Johnny Hallyday ont été relayées par une foule d’internautes sur Twitter et ont créé l’agitation au sein de nombreux médias à l’affût de la moindre information. Dans l’après-midi, la même et unique réponse était lancée un brin désabusée, pour chaque appel passé au standard de la commune : « Nous n’avons aucune information à communiquer sur ce sujet ».

Depuis qu’il a été hospitalisé il y a deux semaines pour détresse respiratoire, l’état de santé du chanteur rentré depuis dans sa résidence de Marnes-la-Coquette, suscite en effet les plus grandes inquiétudes et tapages infondés. Finalement jeudi aux alentours de 17 heures, la pression retombe.

« Pour le moment, Johnny Hallyday reste un administré vivant »

Johnny Hallyday « va bien et les rumeurs sont totalement fausses », affirme à l’AFP un proche de la star de 74 ans – qui lutte contre un cancer des poumons – démentant dans le même temps les nombreuses allégations de sa mort sur les réseaux sociaux. « L’artiste est chez lui et se repose », a également déclaré Sébastien Farran, son manager, demandant à ce que « l’on cesse de colporter des rumeurs infondées qui attristent Johnny ainsi que sa famille ». Malgré tout, comment Marnes-la-Coquette, commune de 1.700 habitants, vit ce moment et se prépare-t-elle à un éventuel drame qui s’accompagnera de l’afflux de journalistes, de paparazzis et de fans endeuillés ?

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« Pour l’instant rien de particulier n’est prévu. Quand il sera décédé on verra comment on s’organise, mais pour le moment Johnny Hallyday reste un administré vivant », conclut-on à la mairie. Mais une chose est sûre, la commune ne pourra pas, seule, faire face à un tel épisode.

« Le dispositif se rapprocherait de ce que l’on connaît avec Vigipirate »

« La ville n’aura pas assez d’effectifs en termes de sécurité publique et de voirie et fera sans doute appel à nos services techniques », indique-t-on au niveau de la communauté d’agglomération qui englobe notamment Marnes-la-Coquette, l’une des villes plus riches de France, surnommée « le village près de Paris » ou « village des milliardaires ».

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Selon les informations recueillies par 20 Minutes, barrières, périmètre de sécurité, blocs de béton et déviations pourraient être rapidement mis en place le jour du drame, autour de « La Savannah », la résidence privée de 900 m2 du rockeur, hautement sécurisée et gardée dès l’entrée du parc. « Le dispositif se rapprocherait de ce que l’on connaît avec Vigipirate », note une source de l’agglomération, avant de conclure : le jour J, « les services seront sur le pied de guerre ». Du côté des habitants de la commune, comment vivent-ils cette situation ?

Paparazzis en planque et habitants partagés

Dans une petite impasse boueuse derrière « La Savannah », un « chauffeur de personnalité » a stationné son véhicule, il tourne « beaucoup dans le secteur » depuis quelque temps et analyse l’atmosphère qui y règne. « Il y a beaucoup de patrouilles de police. Ils traquent notamment les paparazzis en planque », remarque ce « fan de Johnny » qui s’est aussi « pris la tête avec ces bouffe-merde ». « Les habitants commencent en avoir un peu marre », rembobine-il, près de son véhicule aux vitres teintées. Non loin, un voisin confirme ce sentiment.

« Entre les journalistes et les fans qui vont encore plus se précipiter ici, ça va être la pagaille », s’inquiète cet homme d’une cinquantaine d’années. « Il faudra faire avec », tempère-t-il. En face de l’entrée du parc abritant la résidence, au restaurant « Les Hirondelles » Maryvonne, 70 ans, « fait sa caisse ». Mais prend quelques minutes pour évoquer, elle, la tranquillité et la bienveillance qui règnent actuellement dans la commune.

Maryvonne, patronne du restaurant « Les Hirondelles »
Maryvonne, patronne du restaurant « Les Hirondelles » - R.LESCURIEUX

« Je vois beaucoup de passage, de journalistes, etc. Mais je trouve qu’il y a énormément de respect et de discrétion autour de notre idole », explique celle qui a eu des contacts réguliers avec les Hallyday, propriétaires de la demeure voisine depuis 1999. Derrière elle, sur un tableau, Maryvonne trône sur une photo aux côtés d’Hugues Aufray. De Johnny aussi. « Il est venu boire un café ici la première fois en janvier 2000. La dernière fois, en juillet dernier. Il voulait me voir mais je crois que l’on s’est dit au revoir », conclut peinée la patronne, qui fermera son établissement le 25 décembre prochain. Près des grilles du rockeur, des fans originaires de Bourg-la-Reine, tournent discrètement.

Les photos de Maryvonne, avec Huges Aufray et Johnny Hallyday
Les photos de Maryvonne, avec Huges Aufray et Johnny Hallyday - R.LESCURIEUX

« Ça m’apaise de venir ici, j’ai l’impression d’être près de lui »

Depuis que Johnny est revenu se faire soigner à son domicile, Lydia, 60 ans, est venue « trois-quatre fois » près de la maison. « C’est mon idole depuis l’âge de 16 ans. Ça m’apaise de venir ici, devant chez lui. J’ai l’impression d’être près de lui, lâche-t-elle. J’appréhende le jour où ça va arriver. » Ses amis, Ginette et Raymond, fans aussi de la première heure, acquiescent, en caressant leur chien, prénommé Vegas. En hommage au « Taulier ».

Des fans de Johnny et leur chien Vegas devant la résidence de l'artiste
Des fans de Johnny et leur chien Vegas devant la résidence de l'artiste - R.LESCURIEUX

« Nous sommes ici par respect, pour sa carrière, sa gentillesse », abonde Raymond, 71 ans. Le jour « où ça arrivera », ils seront là, à coup sûr, avec des fleurs pour une « dernière pensée », un « dernier hommage ».