Grand Paris Express: Des maires bloquent le chantier de construction de 300 logements pour que l'Etat tienne ses engagements

TRANSPORT De nombreux élus, maires, sénateurs s'inquiètent pour la réalisation du Grand Paris Express. Ce vendredi, ce sont ceux concernés par la ligne 18 qui se sont mobilisés sur le plateau de Saclay (Essonne et Yvelines)...

Floréal Hernandez

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Une trentaine d'élus d'Ile-de-France ont bloqué le chantier de construction de 300 logements sur le plateau de Saclay pour «rappeler à l'Etat son engagement de construire la ligne 18 du Grand Paris».
Une trentaine d'élus d'Ile-de-France ont bloqué le chantier de construction de 300 logements sur le plateau de Saclay pour «rappeler à l'Etat son engagement de construire la ligne 18 du Grand Paris». — Union des élus pour la ligne 18
  • Le slogan des élus mobilisés « Pas de métro, pas de logements ».
  • Le Grand Paris Express doit entrer en fonction en 2023.

« Pas de métro, pas de logements ». Derrière une banderole blanche avec ce slogan et sous la pluie, une trentaine d’élus de l’Essonne, des Yvelines ou des Hauts-de-Seine ont bloqué le chantier de construction de 300 logements étudiants, ce vendredi matin, sur le plateau de Saclay. La raison ? Ceux-ci entendent voir l’Etat tenir « son engagement de construire la ligne 18 du Grand Paris ».

Saclay (Essonne).
Saclay (Essonne). - Maps4News

La mobilisation intervient alors que des incertitudes portent sur la réalisation de la ligne 18 et plus généralement sur le Grand Paris Express. Ainsi, un courrier a été adressé au président de la République par plusieurs sénateurs d’Ile-de-France, de toutes tendances politiques, pour le maintien intégral du projet (lignes 15, 16, 17, 18), annonçait mercredi l’AFP. Une demande également appuyée par un collectif de maires franciliens, mardi.

« Le gouvernement actuel envisage de revoir à la baisse le projet en décalant, voire en supprimant, certaines portions de lignes, qui seraient ici moins rentables, là trop chères », ont dénoncé plusieurs dizaines d’édiles, dont le maire de Rueil-Malmaison, et président de la Métropole du grand Paris, Patrick Ollier (LR).

« L’argument du financement […] ne peut suffire »

« L’argument du financement invoqué par le gouvernement [entre 28 et 35 milliards d’euros] ne peut suffire quand on sait que le Grand Paris Express n’est pas indexé sur les crédits budgétaires de l’État et que, dans un système similaire, nous avons terminé de payer le métro parisien actuel en 1973, soit 73 ans après la mise en service de la première ligne », ajoutent les signataires.

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Le Grand Paris Express doit en principe entrer en service en 2023. Le chantier, le plus grand d’Europe, porte sur la création de 200 kilomètres de lignes et 68 gares.

Les élus présents sur le plateau de Saclay, ce vendredi matin, soulignaient que le développement de la ZAC de Saclay n’avait pas lieu d’être sans l’arrivée de la ligne 18 dans le calendrier prévu et « toute chance de réussite du cluster Paris-Saclay » serait « tué dans l’œuf ».