Transparence à la ville de Paris: Des élus devront publier leurs rendez-vous avec des lobbies

DEONTOLOGIE La Ville de Paris a décidé d’aller plus loin que la loi Sapin II sur la déclaration par les lobbies de leurs rencontres avec des exécutifs locaux…

F.H. avec AFP

— 

Hôtel de ville de Paris, de nuit. (Illustration)
Hôtel de ville de Paris, de nuit. (Illustration) — ludovic MARIN / AFP

Le code de déontologie de la Ville de Paris étendu. A partir du mois de janvier, les élus de l’exécutif de la Ville de Paris devront publier leurs rencontres avec les représentants des lobbies. Cette décision a été prise ce mardi lors du Conseil de Paris.

Depuis la loi Sapin II, il est prévu que les représentants d’intérêts – répertoriés par la Haute Autorité de Transparence de la Vie Publique – déclarent les rendez-vous avec les exécutifs locaux à partir de juillet 2018. Pour Paris, l’exécutif local comprenait la maire, les adjoints à délégation de fonction ou de signature, le directeur, les directeurs adjoints et chefs de cabinet de la maire. Mais la Ville a décidé d’élargir ces publications également aux adjoints et aux maires d’arrondissement. La publication de ces rendez-vous se fera via une appli dédiée.

« Les lobbies cherchent à peser sur nos décisions »

La « question de la transparence dans le mode de prise de décisions publique est fondamental », a plaidé Mao Péninou, adjoint au Conseil de Paris de la maire Anne Hidalgo. « Le problème n’est pas d’accuser ou jeter la suspicion sur X ou Y. Il s’agit d’être transparent avec les citoyens sur les modes de décision. Ne négligeons pas le poids des lobbies. Ils cherchent à peser sur nos décisions », a-t-il ajouté

Par ailleurs, une commission de déontologie installée en 2015 examinera les déclarations de patrimoine et d’intérêts des collaborateurs du cabinet de la maire, ainsi que des directeurs de cabinet des adjoints. Ceci n’était obligatoire jusqu’à présent que pour les élus, le directeur de cabinet et le chef de cabinet de la maire.