Quatre mises à pied après la manif houleuse à la Snecma

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La manifestation pour les salaires du 22 février dernier au siège de la Snecma à Courcouronnes (Essonne) ne passe pas. Quatre salariés, trois du site de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) et un du site de Corbeil (Essonne), font l'objet d'une mise à pied conservatoire, dans l'attente de sanctions, pour « des dégradations commises à l'intérieur du siège social », selon la direction.

Le syndicat Snecma CGT de Gennevilliers nuance pour sa part ces « dégradations », parlant d'« une porte qui n'a pas résisté à un mouvement de foule et de quelques pots de fleurs qui sont tombés », et assurant qu'il n'y a « pas eu de violence ». La CGT estime qu'il s'agit d'une « prise d'otage » de la direction, alors qu'une réunion se tenait hier au siège avec tous les délégués syndicaux centraux.

Des mouvements de grève ont lieu depuis plus de dix jours sur plusieurs sites de la Snecma, filiale du groupe Safran qui fabrique des moteurs d'avion. A l'usine de Gennevilliers, où travaillent 1 600 salariés, les grévistes réclament des augmentations de salaires de 150 euros par mois et l'embauche d'intérimaires.