Rueil-Malmaison: Des salariés Vélib' entrent en force dans la mairie et perturbent la présentation du nouveau vélo

MANIFESTATION Les salariés de la filiale de JCDecaux en charge des Vélib' protestent contre les conditions d'embauche du nouvel opérateur sur les vélos partagés, Smovengo. Ils l'ont fait savoir à Patrick Ollier, le président du Grand Paris, ce jeudi...

Floréal Hernandez

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Patrick Ollier, le président du Grand Paris, pas très à l'aise sur le nouveau Vélib'. (Illustration)
Patrick Ollier, le président du Grand Paris, pas très à l'aise sur le nouveau Vélib'. (Illustration) — ERIC FEFERBERG / AFP

Une « mise en selle » de la présentation du nouveau Vélib' perturbée. Le président du Grand Paris, Patrick Ollier, présentait ce jeudi le nouveau vélo partagé dans sa commune de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) quand une cinquantaine de salariés de Cyclocity, la filiale de JCDecaux en charge des Vélib', ont débarqué.

Ceux-ci, entrés en force dans la mairie, venaient protester contre les conditions de reprise proposées par Smovengo, le nouvel opérateur Vélib', aux 267 salariés de Cyclicity. Un salaire inférieur de « 300 euros » par rapport à ce qu’ils touchaient avant chez JCDecaux, a assuré Fouad Lastate, délégué syndical CGT chez Cyclocity.

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Les salariés toujours dans l’attente de la décision du TGI de Nanterre

Patrick Ollier, venu à la rencontre des manifestants et membre du syndicat mixte Vélib', a participé au processus qui a conduit à donner le marché à Smovengo. « Nous avons regardé et le meilleur dossier, c’était celui de Smovengo, a-t-il tenu à rappeler, nous l’avons choisi à l’unanimité ». Il s’est cependant dit sensible aux « conséquences » que cela impliquait pour les salariés : « une reprise aux mêmes conditions de salaire me paraît normale ». Il a promis aux manifestants de soulever cette question lors d’une réunion du syndicat mixte prévue jeudi après-midi à Paris.

Les salariés de Cyclocity sont toujours dans l’attente d’une décision du tribunal de grande instance (TGI) de Nanterre sur leur demande de transfert de leurs contrats vers la société repreneuse Smovengo. Ils demandent l’application de l’article L1224-1 du Code du travail obligeant le transfert des contrats aux mêmes conditions.

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Dans un entretien au Monde de mardi, le président de Smovengo, Yann Marteil, a invité les anciens salariés Vélib' de JCDecaux à « postuler sans tarder » pour « être repris dans des conditions salariales équivalentes, ce qui ne veut pas dire identiques. »

Les salariés Vélib', dans un communiqué, avaient rétorqué que « Smovengo n’a proposé aucune négociation avec les salariés et leurs représentants afin qu’un accord puisse être trouvé sur leur avenir ».