Seine-Saint-Denis: Une professeure giflée, Blanquer se dit «scandalisé»

SOCIETE Les faits ont eu lieu le 4 octobre dernier au lycée professionnel Jean-Baptiste Clément...

20 Minutes avec AFP
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Le Ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer visite une école le 18 août 2017.
Le Ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer visite une école le 18 août 2017. — AFP

Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, s’est dit « scandalisé » lundi après l’agression d’une professeure d’un lycée de Gagny (Seine-Saint-Denis), giflée par un élève pendant qu’un autre filmait la scène.

« Elle a eu la réaction la plus remarquable qui soit »

« Je lui ai parlé au téléphone, c’est une femme très digne et elle a eu la réaction la plus remarquable qui soit », a dit le ministre sur BFMTV. « J’ai vu tout cela et j’en ai été profondément scandalisé », a-t-il ajouté.

Les faits ont eu lieu le 4 octobre au lycée professionnel Jean-Baptiste Clément. Selon les premiers éléments, un élève de 16 ans a giflé la professeure au motif qu’elle avait fait tomber son téléphone portable qu’elle venait de lui confisquer, a expliqué à l’AFP une source proche de l’affaire.

Un autre élève, âgé de 18 ans, a filmé la scène et a diffusé la vidéo sur les réseaux sociaux, selon cette source.

Les deux élèves ont été interpellés

« On a vu la vidéo apparaître sur les réseaux sociaux en milieu, fin de semaine dernière », a précisé à l’AFP le rectorat de Créteil. Depuis, « tout a été fait pour qu’elle soit retirée », a ajouté le rectorat.

Les deux élèves ont été interpellés vendredi. Le mineur a été convoqué le 30 novembre devant le juge des enfants, et le majeur le 6 février 2018 devant le tribunal correctionnel, a précisé la source proche.

Ils ont tous deux été exclus de l’établissement temporairement, dans l’attente de leur passage en conseil de discipline, a précisé le rectorat.

« Quand des faits aussi graves ont lieu il doit y avoir une immense solidarité vis-à-vis des victimes et il doit y avoir de l’intransigeance vis-à-vis de ceux qui sont auteurs de cela », a encore dit Jean-Michel Blanquer.