Les éclusiers de la Seine ouvrent les vannes de leur colère

M. B. - ©2008 20 minutes

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Le mouvement de grève des éclusiers du bassin de la Seine contre leurs nouvelles conditions de travail a entamé hier son sixième jour, mais n'était suivi que par 25 % du personnel. Il semblait marquer le pas, et « la navigation a repris à certains endroits », a indiqué la police. La CGT précise que si certains grévistes « ont lâché », c'est parce que les éclusiers « ont été réquisitionnés », ce qui est « une grave atteinte au droit de grève ». Et le syndicat a annoncé hier que les négociations avaient repris.

Initié mardi dernier sur l'axe Oise-canal Nord, le mouvement s'est étendu à la Haute Seine, afin de dénoncer « les dégradations des conditions de travail » et « le plan d'objectifs et de moyens qui prévoit une baisse de 2 % d'effectifs par an », appliqué depuis 2003 jusqu'en 2008. Il a concerné plus de 300 grévistes sur les 400 agents dans le secteur d'exploitation. La direction propose « la revalorisation très sensible des primes, le changement des horaires d'ouverture, le maintien de la pause à une heure programmée le dimanche », a expliqué Marie-Anne Bacot, directrice du bassin de la Seine. Du côté des syndicats, on estime « insuffisantes » les primes proposées.