Etampes soutient ses prud'hommes

C. Bianchi - ©2008 20 minutes

— 

Toute la ville d'Etampes (Essonne) fait bloc derrière son conseil des prud'hommes (CPH). Après une période de consultation de trois mois, le seul conseil d'Ile-de-France à être menacé de fermeture par la réforme judiciaire doit être fixé sur son sort vendredi. Les acteurs locaux, qui se battent de façon unanime pour garder ce service de proximité où deux cents affaires sont traitées chaque année, ont fait de ce dossier un symbole pour la revitalisation de la région rurale du sud de l'Essonne.

« Il y a une réelle désertification du service public dans le secteur. La disparition de la Banque de France en est un exemple », note Franck Marlin, député-maire UMP d'Etampes. Et pourtant, selon l'élu, la politique de revitalisation du secteur amène de l'emploi. Une partie du pôle de compétitivité automobile Mov'éo devrait bientôt s'implanter à Etampes. « Cela va déboucher sur des centaines d'embauches, ce qui amènera de l'activité aux prud'hommes », insiste Franck Marlin, qui sera reçu mercredi au ministère du Travail.

Cette suppression pourrait par ailleurs gêner les salariés obligés de se rendre dans les deux autres CPH du département, à Longjumeau et à Evry. « Les contraintes de transports en commun et les frais supplémentaires engendrés seront préjudiciables », affirme Mireille Béal, directrice de greffe depuis vingt-huit ans aux prud'hommes d'Etampes. « Les deux CPH n'auront pas les moyens d'absorber cette activité », déplore Guy Lucas, président du conseil d'Etampes.