Val-d'Oise: Très mauvaise blague... Des étudiants de l’Essec lancent une fausse alerte d’attaque terroriste

CANULAR La police du Val-d'Oise est intervenue et a porté plainte...

lucien petit-felici

— 

Le campus de l'Essec à Cergy-Pontoise (Val-d'Oise). (Illustration)
Le campus de l'Essec à Cergy-Pontoise (Val-d'Oise). (Illustration) — JEAN-PIERRE MULLER / AFP

C’est une plaisanterie de bien mauvais goût qui pourrait coûter cher. Dans la nuit de lundi à mardi, à 1h50 du matin, des élèves de l’Essec à Cergy-Pontoise (Val-d’Oise) ont hurlé dans les couloirs de leur résidence étudiante en faisant croire que celle-ci était la cible d’une attaque terroriste, révèle La gazette du Val-d’Oise.

Une scène de panique

La panique s’est rapidement emparée des étudiants, qui se sont empressés de quitter la résidence, certains en appelant leurs parents par téléphone. Une trentaine de policiers sont alors intervenus sur le campus, soit le tiers des effectifs de nuit sur l’ensemble du département du Val-d’Oise. Les policiers, lourdement armés, ont procédé à la sécurisation du bâtiment, avant de constater qu’il s’agissait d’un canular, peut-être dans le cadre d’un bizutage.

« En France et en Europe, les forces de l’ordre sont mobilisées face à l’alerte terroriste, il ne s’agit pas d’une plaisanterie », se plaint Frédéric Lauze, directeur de la sécurité publique dans le Val-d’Oise, dans La gazette. « Le plus incroyable est que ce canular n’a pas été réalisé dans un collège ou une école primaire. Avec ce qui se passe en ce moment, on ne joue pas avec ça. ! Imaginez si un policier avait tiré », ajoute le patron de la police du département, qui a annoncé prendre l’affaire « très au sérieux ».

Une enquête ouverte

La police du Val-d’Oise a d’ailleurs porté plainte suite à cette mauvaise plaisanterie. Dans le Code pénal, l’article 322-14 punit de deux ans d’emprisonnement et de 30.000 euros d’amende le fait de communiquer ou de divulguer une fausse information dans le but de faire croire qu’une destruction, une dégradation ou une détérioration dangereuse pour les personnes va être ou a été commise. Une enquête a été ouverte et elle « aboutira », assure Frédéric Lauze.