Interpellé avec de la cocaïne dans sa voiture, Benoît Magimel condamné à trois mois de prison avec sursis

JUSTICE L’acteur a été condamné à trois mois de prison avec sursis pour tentative d’acquisition et usage de stupéfiants…

Caroline Politi

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Benoît Magimel, le 13 mais 2015, à Cannes.
Benoît Magimel, le 13 mais 2015, à Cannes. — AFP
  • Benoît Magimel a été interpellé lundi matin en possession de stupéfiants, à Paris.
  • L’acteur a fait l’objet d’une procédure de comparution sur reconnaissance de culpabilité.

Benoît Magimel a été condamné ce mardi pour tentative d’acquisition et usage de stupéfiants. L’acteur a écopé de trois mois de prison assorti d’un sursis avec mise à l’épreuve pendant 18 mois, a appris 20 Minutes de source judiciaire. Il devra notamment justifier de soins pendant cette période.

Interpellé lundi matin en possession de stupéfiants, l’acteur a fait l’objet d’une procédure de comparution sur reconnaissance de culpabilité, une sorte de « plaider-coupable » à la française. En garde à vue, il avait admis qu’il venait d’acheter des stupéfiants au moment de son interpellation.

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L’acteur a été interpellé dans la nuit de dimanche à lundi, à 4h15 du matin, par une équipe de la BAC du 4e arrondissement de Paris. C’est d’abord un délit routier qui a attiré leur attention : l’acteur, au volant d’une voiture sans permis, a emprunté un sens interdit, rue Saint-Denis. Les tests salivaires d’alcoolémie et de stupéfiants se révèlent négatifs mais « trois bonbonnes de poudre blanche », qui pourraient être de la cocaïne, ont été retrouvées aux pieds du passager avant. Ce dernier a refusé de décliner son identité.

« Je consomme seul, avec beaucoup de honte »

En avril 2016, alors qu’il était jugé pour avoir renversé une femme au volant de son véhicule, Benoît Magimel s’était longuement confié sur ses problèmes de drogue devant le tribunal correctionnel. « Ce n’est pas une consommation festive, je consomme seul, avec beaucoup de honte. C’est quelque chose qui me peine et je fais tout pour m’en sortir », avait-il expliqué à la barre.

Pour tenter de se sortir de sa dépendance, il avait assuré participer aux réunions des narcotiques anonymes – « un groupe de parole très efficace » – lorsque ses obligations professionnelles le lui permettent, suivre une psychothérapie, et prendre des traitements de substitution. « Il y a des rechutes suite à des émotions fortes, mais je m’astreins à le suivre au maximum. » Il avait été condamné en appel à 5.000 euros d’amende et une suspension de permis.