Paris: 130 chats découverts dans un appartement de 25m2

FAITS DIVERS Une femme de 60 ans a été interpellée par la police et placée en garde à vue…

Lucien Petit-Felici
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130 chats étaient retenus dans un studio de 25m2
130 chats étaient retenus dans un studio de 25m2 — Casey Christopher/REX
  • La police est intervenue, dimanche, dans un appartement de 25m2 où 130 chats étaient retenus de force par une dame de 60 ans.
  • Cette dernière a été interpellée et placée en garde à vue.

Les policiers du commissariat du 14e arrondissement de Paris ont procédé à une intervention spéciale dimanche, rue de la Gaieté, dans le quartier de Montparnasse. Selon une information de nos confrères du Parisien, les forces de l’ordre, contactées par un riverain, sont intervenues dans un appartement de 25m2 et y ont découvert près de 130 chats. Tous étaient retenus de force par l'habitante des lieux, une femme de 60 ans.

Interpellée et placée en garde à vue

« Quand les policiers sont entrés dans le studio, ils ont eu une vision saisissante. Des chats partout, cadavériques, sous-alimentés, ça sentait mauvais ! », a expliqué au quotidien une source proche du dossier. Et de poursuivre : « Comme déco, on avait un matelas effroyable de saleté, un frigo, deux litières pour 130 chats, des crottes partout et aucune nourriture. »

Le riverain qui a prévenu la police avait, lui, surpris à plusieurs reprises la sexagénaire en train de jeter le même chaton par la fenêtre de son appartement situé au troisième étage. La «propriétaire» des bêtes a été interpellée et placée en garde à vue.

La Fondation 30 millions d’amis mobilisée

Le parquet a réquisitionné un serrurier pour l’ouverture de la porte et la Fondation 30 millions d’amis a été appelée à la rescousse pour capturer les chats apeurés et fuyants. Une mission qui lui prendra quatre jours. 

Toujours selon Le Parisien, la sexagénaire a été, lundi, hospitalisée d’office en psychiatrie à l’hôpital Sainte-Anne (14e). Quant au chaton âgé de deux mois, « celui qui s’est fait parachuter de la fenêtre», il était selon un haut fonctionnaire du ministère de l’Intérieur «polytraumatisé et en sang». L'animal aurait été directement transporté aux urgences vétérinaires et mis sous morphine. Il a dû être euthanasié trois jours plus tard.