Sécurité: La SNCF met en place des équipes de chiens renifleurs en cas de bagage abandonné

SECURITE La SNCF entend ainsi limiter le recours aux équipes de déminage...

Lucien Petit-Felici avec AFP

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Brigade cynophile de détection d'explosif de la SNCF
Brigade cynophile de détection d'explosif de la SNCF — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

La SNCF a annoncé le dépoliement d'équipes de cyno-détection afin de limiter le recours aux équipes de déminage

Des chiens renifleurs pour limiter les retards. La SNCF a annoncé, lundi, vouloir mettre en place des équipes de cyno-détection en cas de bagage abandonné. Ces chiens renifleurs, en détectant la présence ou l’absence d’explosifs dans un colis suspect, permettraient ainsi d’éviter le recours, souvent long, à une équipe de déminage. Et ce qui permet de ne plus interrompre le trafic pendant une heure, mais pendant seulement cinq à quinze minutes. Et donc d’éviter que l’ensemble des trains de la ligne concernée ne soient considérablement retardés.

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« L’effet boule de neige est beaucoup moins important », explique à l’AFP le directeur de SNCF Transilien, Alain Krakovitch. « Depuis 2014, le nombre de sacs et objets oubliés a augmenté de 122 % sur le réseau Transilien [réseau SNCF d’Ile-de-France, ndlr] avec aujourd’hui plus de 1.500 signalements par an, soit plus de 4 par jour », détaille dans un communiqué Ile-de-France Mobilités, en charge de l’organisation des transports dans la région.

Bientôt vingt équipes opérationnelles

« Mille cinq cents colis, c’est une heure de réaction, et souvent deux, trois, quatre heures perdues sur chaque ligne à chaque incident. […]. Ces brigades cynophiles permettent de raccourcir ce délai à une quinzaine de minutes », a souligné lors d’un point presse la présidente (LR) de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse.

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Sur le réseau SNCF, 12 équipes sont opérationnelles depuis février, avec un objectif de 20 à la fin de l’année, pour 6 millions d’euros en trois ans (2017 à 2019), financés par Ile-de-France Mobilités à hauteur de 4 millions, et par la SNCF à hauteur de 2 millions.

RATP ou SNCF, c’est l’équipe la plus proche qui intervient

La RATP mène une expérimentation depuis décembre, et jusqu’à fin novembre, et dispose de deux équipes. Les situations d’interruption de trafic après la découverte d’un paquet ont été divisées par près de trois, et la durée moyenne est passée de 45 à 31 minutes.

Les deux opérateurs de transports travaillent en coordination, et c’est l’équipe la plus proche qui intervient, qu’elle soit RATP ou SNCF. La SNCF a par ailleurs prévu de déployer 10 équipes de cyno-détection en dehors de l’Ile-de-France d’ici fin 2017.