Ouverture de bouches d'incendie: la mairie d’Asnières réclame 9.000 euros à trois ados

PARIS Les adolescents avaient été interpellés lors de la canicule en train d’ouvrir des bouches d'incendie pour se rafraîchir...

Caroline Politi

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Une bouche à incendie ouverte à Pantin (Illustration)
Une bouche à incendie ouverte à Pantin (Illustration) — AFP

Grosses chaleurs, sueurs froides. La mairie d’Asnières, dans les Hauts-de-Seine, a adressé mi-août trois amendes de 9.000 euros aux familles d’adolescents qui ont forcé les bouches d’incendie lors des épisodes caniculaires des mois de mai et juin dernier.

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Une décision inédite prise en application d’un arrêté de 2015, renouvelé cette année, par le maire LR de la commune, Manuel Aeschlimann. « Il n’y a pas de raison que la collectivité paye pour leurs bêtises », explique-t-on à la mairie.

Formellement identifiés grâce aux caméras de vidéosurveillance

Les trois adolescents, âgés de 16 ans pour le plus jeune et de 17 ans pour les deux autres, ont été surpris par les policiers municipaux alorsqu’ils ouvraient les bouches d’incendie. Les faits remontent au 27 mai, au 20 et 21 juin. « L’un d’entre eux avait encore une clé spéciale à la main lorsqu’il a été interpellé », assure-t-on à la mairie.

Ils ont ensuite été formellement identifiés grâce aux caméras de vidéosurveillance. Une dizaine de bouches d’incendie ont été forcées cet été, mais seuls ces trois jeunes hommes - qui ne se connaissent pas - ont été identifiés.

2.000 mètres cubes d’eau

La somme réclamée aux adolescents – et a fortiori à leurs familles - a été calculée à partir d’une estimation du gâchis d’eau liée à l’ouverture des bouches, soit environ 2.000 mètres cubes (environ l’équivalent d’une piscine). « Le débit d’eau perdu est monstrueux, assure la mairie. Les bouches à incendie se transforment en geyser, la chaussée est inondée et les égouts ne peuvent pas absorber ce débit ». Sans compter le risque que cela représente si la bouche est inaccessible en cas d’incendie.

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Les « titres de recette », c’est-à-dire les amendes, ont été émis à la mi-août par la municipalité. Pour l’heure, aucune famille n’a pris attache avec la mairie. « Si elles le réclament nous pourrons envisager d’échelonner les paiements mais si ces sommes ne sont pas payées, le trésor public s’assurera de mettre en place des procédures de recouvrement », assure la mairie, bien décidée à faire de ces cas des exemples.