Paris-2024: Les Jeux olympiques dans la capitale… OK, mais où, quand et comment?

JO Los Angeles a annoncé ce lundi un accord avec le CIO qui lui permet d’accueillir les Jeux olympiques de 2028, offrant ainsi quasi définitivement la victoire pour 2024 à Paris…

R.L.

— 

La candidature de Paris à l'organisation des Jeux olympiques de 2024 a connu un moment important avec les journées olympiquées, les 23 et 24 juin 2017.
La candidature de Paris à l'organisation des Jeux olympiques de 2024 a connu un moment important avec les journées olympiquées, les 23 et 24 juin 2017. — Stephane Allaman/SIPA

C’est (quasiment) fait. Los Angeles a annoncé lundi un accord avec le CIO qui lui permet d’accueillir les Jeux olympiques de 2028, offrant ainsi quasi définitivement la victoire pour 2024 à Paris et évitant au comité olympique un choix cornélien. « Nous travaillons tous ensemble à construire un accord innovant et positif qui permettrait de faire trois gagnants : la famille olympique, Paris et Los Angeles. Je suis heureuse que mon ami Eric Garcetti, maire de Los Angeles, fasse aujourd’hui un nouveau pas important », a déclaré la maire de Paris, Anne Hidalgo.

>> Lire aussi. Paris-2024: Anne Hidalgo est «heureuse» du «nouveau pas important» vers un accord pour les JO

Officiellement, il faudra patienter jusqu’au 13 septembre, mais sauf énorme rebondissement, c’est certain, la capitale accueillera cent ans après ses derniers Jeux olympiques, le plus grand événement sportif au monde. Où, quand, comment ? Et combien ? 20 Minutes vous fait un résumé.

>> Lire aussi. Paris-2024: Que reste-t-il à faire pour avoir officiellement les Jeux olympiques?

Quand ?

Si vous voulez d’ores et déjà vous organiser pour être certain d’être à Paris ou au contraire, fuir à tout prix la capitale, en proposant au préalable votre logement sur des plateformes locatives, les Jeux olympiques se tiendront à Paris, du vendredi 2 au dimanche 18 août 2024. Les Jeux paralympiques auront lieu, eux, du 4 au 15 septembre 2024.

>> Lire aussi. Paris: Les Jeux olympiques 2024 dans la capitale? Pour eux, c’est un grand «non»

Où ?

Stade de France (athlétisme, cérémonies d’ouverture et de clôture), Roland-Garros (tennis et boxe), Bercy (judo et basket-ball), l’Arena-92 (gymnastique, trampoline), Jean Bouin (rugby), Parc des princes (football), Grand Palais (escrime et taekwondo)… Paris possède 95 % des infrastructures nécessaires à l’organisation des JO-2024. Et ce fut l’un des arguments majeurs de la campagne olympique. Mais Paris mise aussi beaucoup sur la Seine-Saint-Denis qui devrait être le premier bénéficiaire de cet événement. « Les Jeux olympiques seraient un accélérateur de transformations pour la Seine-Saint-Denis », déclarait auprès de 20 Minutes, Stéphane Troussel, président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis.

>> Lire aussi l'interview de Stéphane Troussel ici

Le village olympique sera en effet situé à l’Ile-Saint-Denis, près de la Cité du cinéma et le village média au Bourget, tout comme les épreuves de badminton, de volley et de tir. Le centre nautique doit aussi voir le jour à côté du Stade de France. Globalement, beaucoup des sites de compétition seront situés le long de la Seine, le fleuve qui traverse la ville et sera dépollué pour l’occasion, afin d’accueillir les épreuves de natation en eau libre. L’Île-de-France n’est pas en reste. Saint-Quentin-en-Yvelines accueillera par exemple le golf. Versailles : l’équitation. Vaires-sur-Marne : l’aviron, le canoë et le kayak. Enfin, Marseille sera le théâtre des épreuves de voile.

>> Lire aussi. Ile-de-France: A la base nautique de Vaires-sur-Marne, les yeux sont rivés sur les Jeux olympiques

Quels sont les grands chantiers ?

Les sites à aménager temporairement : le Champ de Mars pour le beach-volley, la Tour Eiffel pour créer 3.000 places pour le départ du triathlon et de la natation en eau libre et du marathon. Les Champs-Elysées pour le cyclisme sur route. L’esplanade des Invalides pour le tir à l’arc. Et le Château de Versailles pour l’équitation.

Côté construction, voilà la to do list : le Village olympique et paralympique sur le site de la Cité du cinéma, le Centre aquatique de la Plaine Saulnier à Saint-Denis : 17.000 places, à 2 km du Village olympique. Le Village des médias : 5.000 chambres, à proximité du centre des médias au Bourget. Le Bercy Arena II : 8.000 places.

Comment ? et surtout combien ?

Paris-2024 estime le coût des Jeux à 6,6 milliards d’euros, soit bien inférieur à celui des dernières éditions mais devra notamment dépenser quelque trois milliards pour construire ou rénover, dont la moitié pour le seul village olympique. A noter que les Jeux olympiques fonctionnent historiquement sur deux budgets : celui du Comité d’organisation (Cojo) et celui dévolu aux infrastructures pérennes, réalisées ou accélérées grâce aux Jeux et destinées à leur survivre - routes, aéroports, lignes de métro, stades, piscines, etc.

>> Lire aussi. VIDEO. Paris-2024: C'est quoi, ce budget de 6,6 milliards d'euros pour les JO?

Le secrétaire d’Etat au ministère de l’Economie, Benjamin Griveaux, a assuré mardi que les fonds publics seraient utilisés à « bon escient » pour financer « intelligemment le modèle économique des Jeux olympiques ». « On sera vigilant parce que l’argent public est rare » et « il faut l’investir à bon escient » pour financer « intelligemment le modèle économique des JO », a-t-il déclaré au micro de RMC/BFMTV.

Et après ?

« C’est une bonne nouvelle pour la France et les Français » et une « fierté à accueillir les sportifs du monde entier », ce qui « mettra les projecteurs sur notre pays », a estimé Benjamin Griveaux. L’attribution des Jeux va engendrer « plusieurs centaines de milliers d’emplois pour la réalisation des infrastructures, pour l’accueil (…)», et c’est aussi un « partenariat avec les entreprises privées », a-t-il ajouté.

Quasiment la moitié du budget de construction et de rénovation, soit 1,5 milliard d’euros, est donc prévue pour le seul village olympique mais sera « financé (via un PPP) par les promoteurs qui commercialiseront ensuite les appartements », note auprès de l’AFP, Etienne Thobois, directeur général de la candidature et du futur Cojo.